samedi 12 juillet 2014

Stop aux crimes d'Israël en Palestine







Faire cesser le massacre à Gaza !
Quel autre pays peut impunément occuper un pays voisin, y construire des colonies, bombarder la population civile, construire un mur de l'apartheid, violer régulièrement les résolutions de l'ONU.
Le gouvernement français se rend complice en apportant son soutien de fait à l'occupant.
Les dirigeants d'Israël devraient être jugés pour crimes contre l'humanité par un tribunal international et non être reçus et cautionnés par les gouvernements US et Français.

jeudi 12 juin 2014

Le FN démasqué par l'histoire.. se souvenir...

Le Front National démasqué par l'Histoire
dans le Journal Finistère Syndicaliste n° 203 d'avril 2014 (UD CGT 29),
article rédigé par Joël Hedde et Robert Salaün (Institut d'histoire sociale CGT).

lundi 2 juin 2014

Après la déroute annoncée..

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Le changement n’est pas un slogan de campagne
Par Gérard Mordillat, écrivain et cinéaste
Bravo à François Hollande! Bravo à tous les membres de son gouvernement! Bravo à tous les élus socialistes qui, votant avec la droite comme un seul homme, ont effacé le résultat du référendum de 2005 où une majorité de Français (dont une majorité d’électeurs socialistes) avaient dit non au projet constitutionnel concocté par Valéry Giscard d’Estaing! Bravo à l’immense majorité des médias de leur avoir prêté main-forte, d’avoir vanté « la concurrence libre et non faussée » avec une admirable constance jusqu’à aujourd’hui! Bravo à cette union sacrée des classes dirigeantes et nanties d’avoir réussi le plus grand déni démocratique des vingt dernières années! Car, ne nous y trompons pas, le résultat des élections européennes de dimanche prend sa source dans ce mépris absolu du vote des citoyens en 2005. Le Front national triomphe, mais cette victoire est un leurre. Un Français sur quatre n’est pas d’extrême droite. C’est là tout le paradoxe de cette élection. Nombre de ceux qui ont voté pour le Front national sont en réalité des démocrates, alors même que ce parti exècre la démocratie. Ce sont des démocrates dans la mesure où, d’une part, ils sont allés voter; d’autre part, ils avaient la conviction que, cette fois-ci, leur vote serait pris en compte; qu’aucun tour de passe-passe politicien ne serait capable de l’effacer. Et tant pis s’il fallait pour ça voter pour un parti nauséabond!
C’est la revanche de Lisbonne… La responsabilité des dirigeants socialistes dans le résultat aux européennes est donc pleine et entière, sans appel. On peut y ajouter l’hypocrisie de se présenter en victimes, les larmes de crocodile, l’appel à l’union nationale, la cécité et la surdité de monsieur Valls jurant, la mâchoire crispée, le petit doigt sur la couture du pantalon, que vote ou pas, il ne changerait pas de politique. Une fois encore, le mépris des citoyens est sans fard et, comme le dirait monsieur Sarkozy, « décomplexé ». Il n’y a donc rien à espérer de ce côté-là, sinon que ceux des militants socialistes qui ne se reconnaissent en rien ni dans les pratiques ni dans la politique droitière du gouvernement aient le courage d’envoyer messieurs Hollande, Valls et consorts rejoindre leurs semblables à l’UMP et refondent un parti qui puisse sans honte se réclamer de Jaurès. Quant à la gauche – qui n’est « radicale »  que dans la bouche des commentateurs –, la gauche raisonnable, la gauche de la raison de gauche, il n’est que temps d’en finir avec la foire des ego et des ambitions, les tractations d’appareils, l’éclatement généralisé des organisations. Peut-être est-ce le résultat inattendu de ces élections européennes: mettre chacun face à ses responsabilités. Ce qui sépare le Parti communiste, le Front de gauche, le NPA, voire Lutte ouvrière et une partie des écologistes n’est rien au regard de leur accord sur la majorité des questions économiques, sociales et politiques. Il est impératif de parler désormais d’une seule voix (même si c’est à plusieurs bouches!). L’Europe à la sauce néolibérale, l’Europe du chômage, des délocalisations, l’Europe de la finance, l’Europe du traité transatlantique, l’Europe de Hayek pour qui « une dictature qui soutient le marché » serait toujours préférable « à une démocratie qui le récuse », cette Europe-là, les citoyens européens n’en veulent plus; pas plus que les citoyens français ne veulent de la politique actuelle du gouvernement si inféodée au Medef et à Bruxelles que même les roquets de la droite en perdent la voix. Les citoyens n’en voulaient pas en 2005 – on les a muselés –, ils en veulent encore moins aujourd’hui, comme le montre le score formidable de Syriza en Grèce.

Alors, comme le disait Rimbaud, « allons! », débarrassons-nous du parti néolibéral abusivement étiqueté « socialiste » et réunissons-nous avec les socialistes authentiques pour mettre en œuvre une autre politique en France et en Europe pour penser le monde autrement, car, contrairement à ce que prétendait Margaret Thatcher, les alternatives existent et ne sont pas du côté des néofascistes d’ici et d’ailleurs, mais bien du côté de ceux pour qui le bien public est le plus précieux des biens, de ceux pour qui la finance est réellement une ennemie, de ceux pour qui le changement n’est pas un slogan de campagne. Comme en 1968, il est urgent de mettre l’imagination au pouvoir.

dimanche 13 avril 2014

Les interchangeables : Valls, Jouyet, et les autres

- Manuel Valls ministrable sous Sarkozy, premier ministre sous Hollande.
- Pierre Jouyet, secrétaire d'Etat du gouvernement Fillon, puis secrétaire général de la présidence sous Hollande.

Pour ceux qui avaient encore des illusions les faits sont cruels.
 Déjà depuis des décennies en Europe les partis libéraux et sociaux démocrates travaillent en harmonie pour nous imposer cette Europe de la bourse et des multinationales. En Allemagne les sociaux démocrates gouvernent ouvertement avec les conservateurs. En France on a encore cette illusion d'une alternance "gauche/droite" !
Ouvrons les yeux...

mercredi 26 mars 2014

Municipales de Mars 2014

Comme il était prévisible, la politique libérale calamiteuse du gouvernement socialiste/vert a provoqué une montée de l'abstention, de la droite et de l'extrême droite. Beau bilan après 2 ans de Hollande au pouvoir !
Le rôle des médias est important en faisant oublier les "affaires" qui mouillent la droite et en assurant une promotion continue de Le Pen qui deviendrait parait-il plus fréquentable, c'est eux qui le disent...
Le but est de faire oublier qu'il existe une alternative de gauche à ces politiques d'austérité. Le Front de Gauche est laminé par les médias ou réduit à des petites phrases polémiques.
Le mécontentement et le désespoir font le reste...
A l'image des peuples d'Espagne qui ont reconquis la rue pour l'urgence sociale, il nous faut reprendre le chemin des mobilisations contre l'extrême droite, contre l'austérité, pour l'abandon du Pacte de responsabilité, pour la revalorisation des salaires, pensions, retraites, minima sociaux, et pour la défense de la sécurité sociale et des services publics.

vendredi 14 février 2014

Pauvreté en pays riche : Comment je paie mon loyer ?

SOCIAL-ECO -  le 11 Février 2014
Pauvreté « Comment je paye mon loyer ce mois-ci ? »
Voici l’intégralité de la lettre de Patricia, où cette femme de 48 ans interpelle sur l’enfer quotidien de la pauvreté et décrit les extrémités auxquelles elle est poussée pour subvenir à ses besoins.
OBJET : DÉSESPOIR
Mesdames, Messieurs,
Je suis âgée de 48 ans. Je vis seule. Je suis en recherche d’emploi depuis janvier 2013. Je bénéficie d’une reconnaissance de travailleur handicapé.
Depuis le début de mon indemnisation Assedic, je perçois environ 680 euros mensuels, ainsi que 110 euros d’APL pour mon loyer. (Une vraie richesse, vous allez me dire.) Je me fais aider ponctuellement par les services sociaux de Guéret pour les factures. Pour l’alimentaire, c’est plus compliqué : je suis au-dessus des minima sociaux, donc ne peux bénéficier d’aucune aide alimentaire.
Mon ARE a pris fin le 9 janvier dernier. J’ai fait une demande d’ASS, mon dossier est en examen à Pôle emploi. Je vais percevoir pour janvier 201 euros d’Assedic. En attendant la décision de me l’octroyer ou pas. Si c’est positif, je percevrai environ 450 euros mensuels – si c’est négatif, je devrai faire une demande de RSA auprès de la CAF. Donc refaire un nouveau dossier et patienter pour l’examen de celui-ci. Donc pour le mois de février, je vais devoir vivre avec 201 euros ?
QUESTIONS :
Comment je paye mon loyer ce mois-ci ? Loyer de 230 euros.
Comment je paye mon EDF ? J’ai déjà un retard de facture avec menaces de coupure. Environ 350 euros.
Comment je paye mes assurances voiture et maison ? 48 euros.
Je vais juste être dans l’incapacité à régler l’ensemble de mes factures, une fois de plus, et me retrouver, une fois de plus, dans le rouge auprès de mes créanciers. J’ai subi une expulsion en août 2012, je pense que je vais de nouveau droit dans le mur…
Je suis diabétique sous insuline, je dois avoir une alimentation dite équilibrée, ça sera dans une autre vie car maintenant c’est complètement impossible.
Il y a déjà bien longtemps que je ne mange pratiquement plus de viande, poisson – on s’y fait.
5 légumes et fruits par jour – bon là, je suis obligée de rigoler, les fruits et légumes s’éloignent eux aussi de mon alimentation.
Faites le compte de ce qu’il reste pour la nourriture et de ce qu’il faut que je mange pour avoir une ration normale à la vue de mon diabète et vous allez faire vite le tour.
Je suis résignée, je ne fais qu’un repas par jour, en général le soir, et puis voilà, on en meurt pas – je mets juste ma santé en jeu par ce mode de fonctionnement alimentaire, mais comment faire autrement ?
Je ne bois pas, je ne fume pas, je n’ai aucune activité extérieure payante, je ne fais pas le shopping toutes les semaines, je ne pars pas en vacances, j’ai tout réduit au minimum syndical.
Je suis une femme de mon temps, un brin féministe, et j’ai dû cette année utiliser une action qui porte le nom de Prostitution. Pas pour aller boire un coup ou au restaurant. Non, juste pour remplir mon frigo car je crevais de faim. Laisser sa fierté dehors, ne plus se sentir humaine, juste un objet, et après réussir à se regarder en face sans vomir. Mais cet argent difficilement acquis m’a redonné souvent de la joie en voyant mon frigo de nouveau plein. Pas vraiment le choix…
Malgré la maladie, je suis une personne courageuse, très motivée, je ne veux simplement, comme 5 millions de chômeurs, je crois, qu’un emploi. Un salaire de 1 200 euros net mensuels m’irait très bien. Pas de contrats aidés – véritable fumisterie et escroquerie – non, juste un job pour me sentir une humaine digne – pour vivre comme beaucoup, simplement. J’ai une formation de secrétaire et de multiples expériences dans d’autres emplois. J’accepterai n’importe quel emploi en adéquation avec ma maladie. À 48 ans, célibataire, sans enfant à charge, possédant le permis et un vieux véhicule, je me sens totalement prête à reprendre une activité…
Voici le résumé de ma vie et j’espère que vous aurez pris le temps de me lire entièrement.
Ce qui me rend encore plus triste, c’est qu’en Creuse, je ne dois pas être la seule, combien de personnes qui souffrent ?
QU’EST-CE QUE JE DOIS FAIRE ?
 
Je vous prie d’agréer, Mesdames, Messieurs, l’expression de mes sincères salutations.

mardi 11 février 2014

Sur la laïcité par Yvon Quiniou, philosophe

TRIBUNES L'Humanité -  le 24 Janvier 2014
La laïcité induit-elle une neutralité bienveillante des religions ?

Il convient de libérer l’homme de la fantasmagorie religieuse

Par Yvon Quiniou, philosophe (1).
Dans un livre que j’ai lu avec attention (2), comme dans une récente tribune parue dans l’Humanité, Pierre Dharréville nous présente une conception très ouverte de la laïcité, liée à une conception elle-même très avenante de la religion. Le problème est que cette dernière n’est pas justifiée, ni sur le fond ni dans le visage que nous offrent à nouveau aujourd’hui les religions qui tentent de réinvestir la sphère politique publique, risquant d’altérer la véritable laïcité telle qu’elle existe en France depuis un siècle......suite....

La violence des riches

Entretien avec Monique et Michel Pinçon-Charlot, autour de leur livre «La violence des riches - Chronique d'une immense casse sociale» (Editions Zones - La Découverte 2013).
Réalisation : Yannick Bovy -- Janvier 2014 - 26 mn.
Une émission proposée par la FGTB wallonne & produite par le CEPAG

dimanche 9 février 2014

"Social-libéralisme", cela a t-il un sens ?

 le 31 Janvier 2014 l'Humanité des débats.

« Social-libéralisme », cela a-t-il un sens ? table ronde

Gilles Finchelstein, directeur de la Fondation Jean-Jaurès. Jacques Fournier, conseil scientifique de la Fondation Res Publica et auteur (1). Pierre Khalfa, coprésident de la Fondation Copernic. Alain Obadia, président de la Fondation Gabriel-Péri. Thierry Pech, directeur général de la Fondation Terra Nova.
Rappel des faits : Lors de sa conférence de presse du 14 janvier 2014, François Hollande s’est affirmé « social-démocrate », pour la première fois en tant que chef de l’État, tout en rejetant le libéralisme. Beaucoup ont vu un tournant « social-libéral » dans les annonces faites...
Les propos tenus et les décisions présentées par le président de la République sont largement connotés. Les principales réponses économiques inspirées du Medef (exonérations des cotisations patronales, augmentation de la TVA, réduction compétitive du coût du travail, etc.) sont utilisées depuis au moins trois décennies sans que la situation du pays ne s’améliore, pire elle s’aggrave. Dans ces conditions, les axes forts du cap politique (économie de l’offre et réduction des dépenses publiques) s’identifient à une orientation libérale. Le terme de social-libéralisme est de plus en plus employé pour qualifier certains partis pris idéologiques. Est-ce un nouveau courant d’idées ou une adaptation, voire une intégration de la social-démocratie au libéralisme?
  (cliquer sur Plus d'infos pour lire la suite)   ----   télécharger le débat en PDF

lundi 27 janvier 2014

Pacte avec le MEDEF

A propos du pacte de "responsabilité", l'aveu d'un patron, Michel Edouard Leclerc :

Pierre Gattaz  "fait croire aux politiques à l'équation baisse des charges égale création d'emplois.." .... "On ne dépend pas de la baisse des charges pour créer des emplois, mais les politiques y croient désormais".

samedi 18 janvier 2014

Alternative à gauche

Alternative à gauche

Remarque préalable : Il ne faut pas confondre alternative et alternance !
L'alternance nous avons connu. Quand une équipe au pouvoir est usée ou discréditée, on nous laisse en changer.
Mais cette nouvelle équipe, avec un autre style et un autre discours, continue en gros la même politique au profit des mêmes. Les capitalistes adorent l'alternance, (voir la Grande Bretagne, les Etats Unis...) elle donne aux gens une impression de changement, une impression de démocratie, mais elle ne remet pas en cause leur système. D'où l'intérêt pour eux de favoriser une bipolarisation qui ne laisse le choix qu'entre deux gestionnaires du même système et de plus, met dans la tête des citoyens qu'il n'y a pas d'autre solution, que toute alternative est vaine et utopique.
La crise actuelle est une crise du système.
Il ne s'agit en rien d'un épisode conjoncturel. Elle se superpose aux crises énergétique, alimentaire, écologique et financière. Leur simultanéité révèle des dysfonctionnements que le système capitaliste mondialisé ne peut qu'amplifier, incapable qu'il est de définir un autre cap que celui de la course folle aux profits. À vouloir ponctionner aux deux extrémités du système marchand ce dernier déséquilibre tout l'édifice. Ainsi pour ce qui concerne le pétrole, la logique purement financière pousse les compagnies pétrolières à garder intactes leurs marges faramineuses quand les prix à la production flambent. La même logique imposant depuis 20 ans une répartition des richesses toujours plus à l'avantage des profits au détriment des revenus du travail, de la spéculation au détriment de l’investissement. Au final c'est un consommateur disposant donc de moins de revenus qui doit payer plus cher son carburant, son alimentation, son logement, ses soins médicaux… Une causalité simple mais bien réelle qui implique que ce ne sont plus simplement les ouvriers, les employés, les salariés qui se sentent opprimés mais toutes celles et tous ceux qui se croyaient à l'abri et insérés dans la société.
Ce système n’est pas une fatalité, il est soutenu par nos dirigeants qui l’assument à tous les niveaux : national (accélération des « réformes », de la déréglementation, de la casse des acquis sociaux), européen (dogme libéral de la mise en concurrence et de l’orthodoxie budgétaire), et mondial (FMI, OMC).
Comment en sortir ?
Sous peine d'une catastrophe planétaire annoncée, il est plus que jamais urgent de construire une véritable alternative à un système devenu aussi malade que pyromane. Nous avons besoin de construire, d’unir et d’organiser une gauche enfin à gauche qui soit en phase avec les aspirations de la population.
Nous avons des propositions, en voici quelques unes :
* Établir d’une autre répartition des richesses. (donc remise en cause du libéralisme).
* Reconquérir et développer des services publics. (donc remise en cause du libéralisme).
* Initier un nouveau type de développement.
* Garantir un accès égal pour tous  et toutes
aux biens communs de l’humanité tout en garantissant leur préservation : l’eau, l’énergie, l’environnement. (par ex établir un pôle public de l’énergie, mettre fin à la privatisation de la distribution de l’eau))
au droit à l’emploi, à la retraite, à la santé, à l’éducation, à une information pluraliste.
* Dégager les moyens d’une alternative (taxation des transferts financiers, réforme de la fiscalité, contrôle des fonds publics).
* Assurer un renouveau démocratique.
* Refondre les institutions françaises (passage à une VIe république) avec
·         .représentation pluraliste des citoyens avec non cumul des mandats et l’élection complète ou partielle des députés au scrutin proportionnel.
.réforme du Sénat.
·         .renforcement des pouvoirs du Parlement, ce qui passe notamment par la suppression de l’élection du président de la république au suffrage universel.
* Construire une autre Europe dans un autre Monde.
L'ampleur de la crise actuelle soulève la question de la remise en cause du système monétaire et financier. "Remettre à l'endroit ce que le libéralisme fait fonctionner à l'envers" suivant la devise de la Fondation Copernic.
Il y a pour cela nécessité d'une action commune des forces anticapitalistes et antilibérales, c'est l'objectif de notre collectif.

Il ne faut pas sauver le système, mais le changer !
Cela ne se fera pas avec ceux qui le soutiennent et qui l'ont mis en place :
En France : Hollande, Sarkozy et les différents dirigeants depuis 30 ans.
En Europe : Ceux qui soutiennent la stratégie de Lisbonne (droite, centre, socialistes, verts).
Dans le monde : OMC et FMI.
D'où la nécessité absolue de construire à gauche une force d'alternative de progrès social, démocratique et écologique.
Une alternative ne sera possible qu’à deux conditions :
-         une convergence des luttes sociales.
-         un front commun des forces antilibérales qui doit devenir la véritable opposition.

mardi 7 janvier 2014

Derrière les guerres en Afrique, la guerre économique


Le Sénégalais Amath Dansokho est une figure de la gauche africaine. Ministre d’État, l’ancien secrétaire général du Parti de l’indépendance et du travail, réputé pour son franc-parler, décrypte les engagements militaires français sur le continent.

Avec l’opération «Sangaris» en Centrafrique, la France est une nouvelle fois engagée militairement sur le continent. Comment jugez-vous cette posture de gendarme de l’Afrique?
Amath Dansokho. Apparemment, c’est pour la bonne cause… Ces pays, le Mali, puis la Centrafrique, étaient confrontés à des situations catastrophiques. Il fallait une force pour enrayer le cycle des violences de masse. Dans ces circonstances, la France est apparue comme une force luttant contre des tortionnaires, des assassins de la pire espèce. Dans le cas du Mali, on voit mal quelle autre force organisée et puissante aurait pu arrêter l’avancée des djihadistes, des forcenés qui veulent imposer leur modèle de société par la mort et la violence. C’est ce qui explique le large soutien apporté à l’opération «Serval» au moment de son déclenchement. Pas seulement au Mali: tous les pays du Sahel étaient menacés. Nous remercions donc la France. Mais les choses ne s’arrêtent pas là. On le voit bien, aujourd’hui, les inquiétudes sont exprimées par le président malien lui-même. D’autres chefs d’État, que je connais bien, estiment eux aussi que le jeu de la France est trouble. Pourquoi protège-t-elle certains groupes armés dans le nord du Mali? On a l’impression que se trame, là, la création d’un État croupion qui permettrait l’exploitation des immenses ressources minières, énergétiques de cette zone, au détriment du Mali. Il y aurait un pouvoir central formel mais, dans les faits, la réalité des relations économiques serait entre les mains de ces groupes armés qui négocieraient avec les puissances occidentales. Ce serait très grave.
Dans le cas de la Centrafrique, la question des ressources naturelles entre-t-elle aussi en ligne de compte?
Amath Dansokho. Le contexte, les modalités sont peut-être différents mais les enjeux restent les mêmes. Ce qui se joue là-bas, c’est un affrontement très violent impliquant des États de la région. Le conflit n’aurait probablement pas connu cette intensité si des acteurs comme la Chine, ou encore l’Afrique du Sud, ne s’étaient pas aventurés dans une zone considérée comme relevant du «pré carré» français. Certaines grandes puissances estiment que l’Afrique du Sud doit rester au Sud et se tenir éloignée des affaires du continent… Les mêmes jouent habilement la carte du Nigeria contre celle de l’Afrique du Sud, en faisant miroiter un siège africain permanent au Conseil de sécurité de l’ONU, pour tenter de contenir les prétentions de Pretoria. La Centrafrique est un pays immensément riche. Le régime soudanais a, surtout depuis la proclamation de l’indépendance du Soudan du Sud, des visées sur ce pays. Le président déchu, François Bozizé, a joué sur tous les tableaux. Il a conclu des accords avec Khartoum, comme il en a conclu avec les Chinois et les Sud-Africains. C’est avec cette toile de fond qu’il faut analyser la grave crise que traverse aujourd’hui la Centrafrique, ballottée par des puissances aux intérêts contradictoires. La Séléka s’est constituée avec des individus sans projet, sans la moindre maturité politique, ne connaissant que le langage des armes et facilement manipulables. Une fois le chaos installé, la France s’est proposée d’intervenir. Mais il ne faut jamais oublier que toutes ces guerres sur le continent africain, dont nous ne sommes que les acteurs apparents, dissimulent des enjeux économiques.
Comment expliquer que des États puissent s’effondrer comme des châteaux de cartes?
Amath Dansokho. Ce sont des États artificiels qui, en réalité, n’ont jamais eu d’armature politique et sociale forte. Ils ne sont pas nés d’un processus interne. Ce sont des puissances extérieures qui se sont partagé des sphères de domination, sans considération pour les peuples et l’histoire longue des territoires concernés. Les formes étatiques que nous connaissons sont typiquement issues de la colonisation, avec de vastes zones sous-administrées.
Au Sénégal, lorsque le clan Wade accaparait le pouvoir, le pays aurait pu, lui aussi, sombrer dans la violence. Cela ne s’est pas produit. Macky Sall doit au contraire son élection à un vaste mouvement citoyen. Comment jugez-vous les premiers pas de ce gouvernement?
Amath Dansokho. Certains parlent «d’exception sénégalaise». Je suis beaucoup plus prudent, nous ne sommes pas à l’abri de convulsions catastrophiques si nous ne faisons pas preuve de sagesse. Chez nous, l’alternance a été préparée longtemps à l’avance par des forces politiques mûres, enracinées. Il existe au Sénégal une culture, un patrimoine démocratique que nous avons mis à profit pour discuter, rapprocher les points de vue. À défaut de candidat unique, nous avons quand même élaboré un programme commun. C’est ce qui nous a permis de surmonter les difficultés. Il était hors de question d’engager le pays sur la voie de la guerre civile. Cela a été affirmé clairement. Les urnes ont parlé, Abdoulaye Wade, isolé, sans soutien dans l’armée, n’a pas eu d’autre choix que de se plier à ce verdict démocratique. Désormais, il nous faut rompre avec les pratiques du passé, poursuivre la lutte engagée contre la corruption, continuer d’instruire les dossiers des biens mal acquis. Mais cela ne suffira pas si l’on ne traite pas les problèmes auxquels sont confrontés les Sénégalais. La crise sociale continue de faire des ravages. Avec la religion universelle qu’est devenu le capitalisme, on a encouragé l’émergence d’oligarchies bâties sur le détournement des ressources publiques. Parallèlement, on a démantelé les services publics, plongé les populations dans la misère. Tous les équilibres ont été rompus, les États, eux, sont menacés de désintégration. C’est cela, le résultat des politiques libérales imposées par les bailleurs de fonds, FMI et Banque mondiale en tête.
Le Sénégal peut-il échapper à la montée de l’islamisme?
Amath Dansokho. La crise fait son œuvre et les gens sont révoltés par la conduite des puissances occidentales, par leur arrogance et leur négation des droits des êtres humains à la vie. C’est cela qui alimente cette révolte aux formes monstrueuses. Cela existe chez nous. Au Sénégal domine un islam confrérique. Mais les jeunes sont de plus en plus sensibles aux discours de prédicateurs islamistes.

samedi 7 décembre 2013

Mandela

Hommage unanime à Nelson Mandela. Unanimité bien hypocrite.. Certains n'avaient pas bougé lors de son emprisonnement - les communistes étaient alors presque seuls à manifester -. Certains ne condamnaient pas le système d'apartheid en Afrique du Sud, de même qu'ils cautionnent actuellement l'apartheid en Palestine.
Oui Mandela est un grand homme ! Oui il est un espoir pour l'humanité !

mardi 3 décembre 2013

Bonnets "rouges" en Bretagne...

Quelques liens intéressants sur l'opération "bonnets rouges"

- Philippe Euzen, Le Monde du 16/11/13 :
http://www.lemonde.fr/politique/article/2013/11/16/ces-patrons-a-l-origine-des-bonnets-rouges_3514915_823448.html
- Produit en Bretagne : vaste supercherie :
http://www.fondation-copernic.org/spip.php?article1016
- Non à la manipulation de l'histoire, par trois historiens :
http://www.letelegramme.fr/ig/generales/regions/bretagne/bonnets-rouges-non-a-la-manipulation-de-l-histoire-22-11-2013-2311167.php
- Jean-Vincent Koster : malaise Breizh
http://www.lafauteadiderot.net/Malaise-Breizh
- voir aussi le livre de Clarisse Lucas, journaliste "Le lobby breton", extraits :
http://www.lefigaro.fr/lefigaromagazine/2011/06/10/01006-20110610ARTFIG00794-ces-bretons-qui-font-bouger-la-france.php
- et pour ceux qui ne seraient pas convaincus du caractère poujadiste de l'opération voici le n°1 de leur revue "Bonnet rouge"... édifiant            télécharger en pdf

samedi 23 novembre 2013

Démocratie

Démocratie
« Démocratie » C'est le mot qu'aiment prononcer avec délectation nos dirigeants occidentaux. Car évidemment " la " démocratie c'est la nôtre et il faudrait imposer partout notre modèle. Pas si simple… Bien sûr ne nous plaignons pas trop, la planète regorge de régimes dictatoriaux et de dirigeants fantoches (parfois d'ailleurs mis en place ou soutenus par les services secrets de nos démocraties). Mais avons nous pour autant atteint la perfection ?
Suffit-il d'avoir le droit de vote pour être en démocratie ?
Démocratie : " gouvernement du peuple par lui-même " d'après mon dictionnaire.

La bêtise d'un " non démocrate " est de ne pas demander l'avis du peuple.
L'intelligence de la " Démocratie Bourgeoise " est de demander régulièrement l'avis des électeurs mais de s'arranger pour qu'ils n'aient pas véritablement le choix.
C'est l'invention de l'alternance avec les modèles des Etats Unis et de la Grande Bretagne. Le rêve des capitalistes (pardon, maintenant on les appelle libéraux) c'est de créer, avec l'appui actif des grands moyens de communication à leur service (plus ou moins consciemment) deux grands partis s'opposant à chaque élection mais faisant globalement la même politique (celle recommandée par le FMI, la Commission européenne). Ces deux grands partis (Démocrates/Républicains aux USA, Travaillistes/Conservateurs au RU, d'autres noms ailleurs...) doivent s'opposer par les discours, les méthodes, les hommes, de façon à créer l'illusion d'un changement possible.

De fait l'alternance fonctionne assez bien : Les gens sont mécontents du parti A en place, donc votent pour le parti B. Ensuite ils sont mécontents du parti B en place (car il fait la même chose même si la manière est un peu différente) donc ils votent pour le parti A qui revient aux commandes, etc.
Les financiers sont tranquilles, le FMI tire les ficelles. Ne sommes nous pas en France rentrés dans ce système ? Les médias font leur boulot. Les lois, les systèmes électoraux, défavorisent les partis " différents ".


 Nous y allons tout droit. Alors, beaucoup sont déçus, ont l'impression d'être piégés, et certains ne vont même plus voter (ce qui n'est pas la solution car cela permet au système de durer plus facilement). De plus en plus d'abstentions, une " impression " que rien ne peut changer. Est ce cela une bonne démocratie ?

mercredi 20 novembre 2013

Grand marché transatlantique - danger !

Le 17 juin dernier, l'Union européenne et les Etats-Unis ont officialisé la négociation - déjà bien avancée ! - d'un accord bilatéral de libre-échange : le "Partenariat Transatlantique pour le Commerce et l'Investissement"
Un collectif "Stop Tafta - le grand marché ttransatlantique ne passera pas ! " a été créé le 15 octobre 2013
à l'initiative de Attac, Aitec, FSU, CGT, Confédération paysanne, Gauche Anticapitaliste, Parti de Gauche, Solidaires, Solidaires Douanes, Parti Pirate, jeunes écolo, Réelle Démocratie Maintenant, Faucheurs volontaires, Les Amis de la terre, Mouvement de la Paix, Economistes atterrés, EE les verts, Les Engraineurs, Fondation Copernic.

jeudi 7 novembre 2013

Brèves

Le président de la République lors de sa conférence de presse de Janvier 2014 a annoncé pour le patronat la fin des cotisations sociales famille. une manière d'enterrer le modèle social issu du Conseil National de la Résistance.

Partage des richesses :

Les richesses du monde sont divisées en deux : près de la moitié est entre les mains des 1% les plus riches, tandis que 99% de la population mondiale se partagent l'autre moitié.    (L'ONG Oxfam, dans son rapport «En finir avec les inégalités extrêmes».Janv 2014)

Ecotaxe, Ecomouv, Eco..ruption ,

Ce que personne n'a dit : en février 2013 une sénatrice communiste avait alerté le gouvernement sur le caractère plus que douteux du contrat entre l'Etat et la firme Ecomouv. Mais les médias n'ont pas relayé et le gouvernement n'a pas bougé.

Bonnets rouges :

L'entreprise Armor Lux de Quimper a inondé la manifestation du 2 novembre de bonnets rouges vendus 5€ (mais donnés à la FNSEA). On a même vu des élus UMP arborant le bonnet rouge. Or 10 000 de ces bonnets venaient d'être importés d'Ecosse ! Pas mal pour la défense de l'emploi en Bretagne.

Les USA espionnent :

lundi 28 octobre 2013

Pourquoi faut-il passer à une VIe République ?

Arguments pour une 6e République
La République française est une des rares démocraties où le chef de l’Etat concentre autant de pouvoirs.
Créée en 1958, renforcée en 1962 par l’instauration de l’élection du président au suffrage universel direct, cette « monarchie républicaine » a été imaginée sur mesure pour un homme « providentiel », le général de Gaulle.
Avant 1958 le président de la République était élu par les députés et sénateurs
L’aberrant système actuel d’élection du président impose un choix entre deux personnes, renforçant le bipartisme cher aux libéraux, alors que le débat devrait porter sur des orientations politiques diverses.
Ce système avait été imaginé pour s’affranchir du Parlement réduit à un rôle d’enregistrement et pour élire une personne sans contre pouvoir.
Le candidat à cette élection présidentielle mène une bataille de communication hyper personnalisée en avançant des promesses qu’il ne sera absolument pas obligé de tenir, aucun recours ni sanction n’étant prévus.
L’inversion du calendrier électoral en 2000, voulue par le socialiste Jospin, renforce encore ce présidentialisme en marginalisant l’élection des députés qui est reportée après l’élection présidentielle et en devient ainsi une simple conséquence.
On met donc ainsi en place un régime personnel avec un « monarque républicain », chef de l’exécutif, habilité à nommer des personnalités à des postes importants, d’où la création d’une « cour » dans son entourage. Il y a affaiblissement du rôle du premier ministre et le parti majoritaire n’a plus pour rôle que de se mettre au service du Président.
En 1964 François Mitterrand qualifiait ce système de « Coup d’état permanent » !
Lors de la campagne présidentielle les deux candidats préchoisis par le système (les deux « favoris officiels ») sont mis en avant ainsi que leurs deux « équipes » et les autres partis sont complètement marginalisés.
Les institutions de la Ve République relèvent d’un archaïsme. En 1958 la situation était très différente, elle a beaucoup évolué, la France est un autre pays, or les institutions n’ont pas bougé.
Il y a une insuffisance démocratique, un malaise démocratique : la soumission au présidentialisme, le cumul des mandats, le sentiment d’impuissance créent un mécontentement qui se traduit par une abstention massive, un rejet multiforme.
Une solution : la Démocratie !
Ce qui ne fonctionne pas avec la 5e
1.         L’avis du peuple ne sert à rien. Ex 29 mai 2005 le NON triomphe au référendum sur le TCE (Traité Constitutionnel Européen). Le traité est adopté quand même, imposé par le gouvernement.
2.         La représentation politique est complètement faussée par le système électoral. Un exemple : en 2012 dans le Finistère le PS obtient 8 députés sur 8 (donc 100%) avec 38,9% des voix au 1er tour.
3.         Le système électoral est fait pour conserver le bipartisme, donc pour empêcher toute alternative (deux « équipes » alternent au pouvoir en maintenant le cap du libéralisme).
4.         La séparation des pouvoirs est bafouée par un régime présidentiel qui donne un rôle dominant à l’exécutif. Le Parlement est devenu une chambre d’enregistrement des décisions du gouvernement ou des « directives » européennes.
Ce que le Front de Gauche propose :
  1.       Primauté de l’Assemblée Nationale sur l’exécutif
  2.       Proportionnelle aux élections
  3.       Référendum initié par un pourcentage conséquent de la population
  4.       Droits sociaux
  5.       Citoyenneté dans l’entreprise
  6.       Le peuple doit reprendre le pouvoir
  7.       Indépendance de la Justice à l’égard de l’exécutif
  8.       Indépendance des médias à l’égard du pouvoir politique et des puissances d’argent
  9.       Assemblée Constituante, indépendante des élus actuels, débouchant sur une nouvelle constitution soumise à référendum.              

samedi 19 octobre 2013

L'austérité imposée aux peuples est un scandale.

L'austérité n'est pas la solution, l'austérité c'est le problème.
L'austérité aggrave la crise. Les politiques d'austérité menées par les gouvernements européens sont des aberrations qui conduisent à l'échec (Grèce, Espagne, Portugal, etc.). Elles ne font qu'aggraver la situation économique et sociale. Elles entraînent automatiquement récession, chômage, précarité, aggravation des différences sociales.

Nos propositions pour changer d'orientation :

  1. Une réforme fiscale et bancaire pour dégager les moyens financiers pour l'emploi et investir.
  2. Le relèvement des salaires et de nouveaux droits pour protéger les salariés des licenciements.
  3. La transition écologique par un développement économique et social créateur d'emplois.
  4. Un desserrement immédiat des "contraintes" des traités d'austérité pour changer l'Europe
Documents :                   Non à l'austérité (GB 2012)

mardi 15 octobre 2013

Réforme des retraites : les jeunes vont trinquer ! Tract du collectif de Quimper Octobre 2013

Ensemble, défendons nos retraites !
Pas un trimestre de plus, pas un euro de moins !


Non à cette contre-réforme des retraites !
La gueule de bois pour les JEUNES
!
43 ans de cotisation, CDD, chômage… retraite incomplète demain…
Alors on s'interroge...
Pourquoi entre 18 et 25 ans, les jeunes n’ont-ils toujours pas de droits sociaux ? A part quelques petites avancées pour les apprentis qui pourront valider des trimestres, les étudiants pourront racheter 4 trimestres d’étude à un prix de rachat qui reste à déterminer. Les années de stage et de recherche du premier emploi ne sont toujours pas prises en compte.
Pourquoi, les périodes d’inactivité forcée pour les jeunes ne sont toujours pas prises en compte (stage, périodes de chômage pour ceux qui n’ont pas commencé à cotiser) ? Les politiques actuelles ne protègent pas la jeunesse. Loin d’être protégées par la réforme, les nouvelles générations sont sacrifiées.

Les causes du déficit des retraites sont connues...
Le chômage : 5 millions de personnes sans travail, dont près de 800.000 jeunes de moins de 25 ans, qui ne cotisent pas pour le financement des retraites.
Les exonérations sociales patronales : 30 milliards € chaque année.
Les crédits d’impôt aux entreprises : 20 milliards €, sans contrepartie, soit près de la moitié de ce que rapporte chaque année l’impôt sur les sociétés.
La hausse considérable des dividendes aux dépens des salaires, de la protection sociale et des investissements, due au transfert des revenus du travail vers les revenus du capital. Ces 30 dernières années, la part de la valeur ajoutée revenant au capital est passée de 39,1 milliards € à 298,9 milliards ; dans le même temps, les seuls dividendes vers les actionnaires sont passés de 5% de la valeur ajoutée à 22,4% (INSEE 2012).
La nouvelle réforme de la retraite a été faite parce qu’il manquerait 20 milliards € en 2020... et on voudrait nous faire croire que la cause principale est l’augmentation de l’espérance de vie !... La véritable raison est de satisfaire et de rassurer les marchés financiers et de répondre aux exigences d’austérité de la Commission Européenne et du FMI. N’oublions pas que l’UE et la BCE ont demandé à la France de réduire son déficit public en contrepartie de la mise en œuvre de réformes structurelles, dont celle des retraites.
Il n’est pas acceptable de vouloir faire travailler
plus longtemps les jeunes générations
!
Pour les jeunes, l’allongement de la durée de cotisation à 43 annuités, signifie être au chômage aujourd’hui, car les actifs resteront plus longtemps dans leur emploi, et la certitude de toucher une retraite incomplète demain. Pour les femmes, cette situation sera encore plus insupportable, car elles sont plus nombreuses au chômage et leurs carrières sont en général plus courtes.

Les retraites, c’est avant tout une répartition
des richesses et du travail !
On veut détourner les jeunes du système solidaire de retraites par répartition au profit d'un système d'assurances privées, par capitalisation...
> C'est injuste
> C’est moins efficace que le système solidaire
> C’est un système très vulnérable en cas de nouvelle crise financière, car soumis à la finance internationale
> C’est une solution individualiste, petit bras, qui parie sur le renoncement à imaginer une vie meilleure.
Alors quoi faire ?
Ø     Valider les années d’études, ainsi que les périodes de précarité subies
Ø     Imposer le CDI comme la norme pour tous
Ø     Travailler moins longtemps pour créer des emplois et assurer une vie meilleure
Ø     Répartir différemment la richesse produite en augmentant les salaires (la part de la valeur ajoutée accaparée par le capital le permet)
Ø     Lutter contre les inégalités salariales
Ø     Suppression de toute exonération de cotisations sociales, celle-ci n’ayant créé aucun emploi
La cotisation sociale doit être le seul mode de financement de la protection sociale. Nous devons refuser tout financement basé sur la fiscalité qui légitime le profit et qui écarte les assurés sociaux de la gestion de la Sécurité Sociale !
Alors, je râle seul dans mon coin, je me dis que la retraite c’est foutu pour ma génération… ou je me dis qu’on doit y arriver et que c’est ensemble qu’on est plus fort ?
Relevons la tête !
Prenons conscience de notre force collective ici et tout de suite !
Battons-nous pour un monde différent !
La retraite à 60 ans avec 37,5 années de cotisations, pour un taux plein à 75 %...

 
A vous d’agir, vous avez notre soutien
Le collectif retraites de Quimper (Alternatifs, Front de Gauche, NPA, PCF Quimper/Briec-Quimper-Fouesnant, AC, Attac)