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mardi 14 octobre 2014

Evo Morales, son socialisme reconnu efficace

Pour la troisième fois, la Bolivie choisit Evo Morales dès le premier tour.
La majorité des six millions d'électeurs se sont montrés reconnaissants envers cet ancien berger de lamas qui a su amener la Bolivie à une stabilité politique et économique sans précédent.
 « Aujourd'hui nous sommes dignes. Plus jamais nous ne serons mendiants, ni humiliés », aime-t-il à répéter après neuf ans à la tête de ce pays. 
Le dirigeant de gauche a dédié cette victoire électorale à ceux qui « luttent contre l'impérialisme », notamment « à Fidel Castro et à Hugo Chavez ».« Merci pour ce nouveau triomphe du peuple bolivien », a-t-il lancé depuis le balcon du palais présidentiel.Les jeunes ont participé à la victoire à l’élection présidentielle de dimanche d’Evo Morales, qui signe le succès des bouleversements sociaux à l’oeuvre.C’est un profond sentiment de libération de nos peuples hier encore soumis à l’impérialisme et au capitalisme. C’est le triomphe de l’anticapitalisme et de l’anti-impérialisme », a déclaré le chef de l’État.La campagne avait opposé deux projets de société. « Les privatisations », d’un côté, défendues par l’arrière-garde de droite, et « les nationalisations des hydrocarbures », entreprises sous les précédents mandats du président et qui ont constitué le levier de financement des politiques sociales, réduisant ainsi l’extrême pauvreté (38 %, contre 18 %). « Ce sont les nationalisations qui ont gagné », s’est réjoui Evo Morales. De ce fait, depuis son accession au pouvoir, en 2006, le MAS « a enregistré sept triomphes électoraux, dont quatre à plus de 60 % », a-t-il rappelé. Avec son exécutif, ils auront les coudées franches pour accélérer les transformations nécessaires afin d’extirper la Bolivie de son rang de pays appauvri. Et ce d’autant plus que la fronde droitière, voire raciste, de l’est du pays, impulsée par l’oligarchie latifundiste, à l’origine de référendums sécessionnistes il y a quelques années, s’est finalement rangée derrière « la révolution démocratique et culturelle ».

mercredi 26 mars 2014

Municipales de Mars 2014

Comme il était prévisible, la politique libérale calamiteuse du gouvernement socialiste/vert a provoqué une montée de l'abstention, de la droite et de l'extrême droite. Beau bilan après 2 ans de Hollande au pouvoir !
Le rôle des médias est important en faisant oublier les "affaires" qui mouillent la droite et en assurant une promotion continue de Le Pen qui deviendrait parait-il plus fréquentable, c'est eux qui le disent...
Le but est de faire oublier qu'il existe une alternative de gauche à ces politiques d'austérité. Le Front de Gauche est laminé par les médias ou réduit à des petites phrases polémiques.
Le mécontentement et le désespoir font le reste...
A l'image des peuples d'Espagne qui ont reconquis la rue pour l'urgence sociale, il nous faut reprendre le chemin des mobilisations contre l'extrême droite, contre l'austérité, pour l'abandon du Pacte de responsabilité, pour la revalorisation des salaires, pensions, retraites, minima sociaux, et pour la défense de la sécurité sociale et des services publics.

lundi 28 octobre 2013

Pourquoi faut-il passer à une VIe République ?

Arguments pour une 6e République
La République française est une des rares démocraties où le chef de l’Etat concentre autant de pouvoirs.
Créée en 1958, renforcée en 1962 par l’instauration de l’élection du président au suffrage universel direct, cette « monarchie républicaine » a été imaginée sur mesure pour un homme « providentiel », le général de Gaulle.
Avant 1958 le président de la République était élu par les députés et sénateurs
L’aberrant système actuel d’élection du président impose un choix entre deux personnes, renforçant le bipartisme cher aux libéraux, alors que le débat devrait porter sur des orientations politiques diverses.
Ce système avait été imaginé pour s’affranchir du Parlement réduit à un rôle d’enregistrement et pour élire une personne sans contre pouvoir.
Le candidat à cette élection présidentielle mène une bataille de communication hyper personnalisée en avançant des promesses qu’il ne sera absolument pas obligé de tenir, aucun recours ni sanction n’étant prévus.
L’inversion du calendrier électoral en 2000, voulue par le socialiste Jospin, renforce encore ce présidentialisme en marginalisant l’élection des députés qui est reportée après l’élection présidentielle et en devient ainsi une simple conséquence.
On met donc ainsi en place un régime personnel avec un « monarque républicain », chef de l’exécutif, habilité à nommer des personnalités à des postes importants, d’où la création d’une « cour » dans son entourage. Il y a affaiblissement du rôle du premier ministre et le parti majoritaire n’a plus pour rôle que de se mettre au service du Président.
En 1964 François Mitterrand qualifiait ce système de « Coup d’état permanent » !
Lors de la campagne présidentielle les deux candidats préchoisis par le système (les deux « favoris officiels ») sont mis en avant ainsi que leurs deux « équipes » et les autres partis sont complètement marginalisés.
Les institutions de la Ve République relèvent d’un archaïsme. En 1958 la situation était très différente, elle a beaucoup évolué, la France est un autre pays, or les institutions n’ont pas bougé.
Il y a une insuffisance démocratique, un malaise démocratique : la soumission au présidentialisme, le cumul des mandats, le sentiment d’impuissance créent un mécontentement qui se traduit par une abstention massive, un rejet multiforme.
Une solution : la Démocratie !
Ce qui ne fonctionne pas avec la 5e
1.         L’avis du peuple ne sert à rien. Ex 29 mai 2005 le NON triomphe au référendum sur le TCE (Traité Constitutionnel Européen). Le traité est adopté quand même, imposé par le gouvernement.
2.         La représentation politique est complètement faussée par le système électoral. Un exemple : en 2012 dans le Finistère le PS obtient 8 députés sur 8 (donc 100%) avec 38,9% des voix au 1er tour.
3.         Le système électoral est fait pour conserver le bipartisme, donc pour empêcher toute alternative (deux « équipes » alternent au pouvoir en maintenant le cap du libéralisme).
4.         La séparation des pouvoirs est bafouée par un régime présidentiel qui donne un rôle dominant à l’exécutif. Le Parlement est devenu une chambre d’enregistrement des décisions du gouvernement ou des « directives » européennes.
Ce que le Front de Gauche propose :
  1.       Primauté de l’Assemblée Nationale sur l’exécutif
  2.       Proportionnelle aux élections
  3.       Référendum initié par un pourcentage conséquent de la population
  4.       Droits sociaux
  5.       Citoyenneté dans l’entreprise
  6.       Le peuple doit reprendre le pouvoir
  7.       Indépendance de la Justice à l’égard de l’exécutif
  8.       Indépendance des médias à l’égard du pouvoir politique et des puissances d’argent
  9.       Assemblée Constituante, indépendante des élus actuels, débouchant sur une nouvelle constitution soumise à référendum.