Affichage des articles dont le libellé est république. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est république. Afficher tous les articles

vendredi 7 novembre 2014

Le président sur TF1, sommes nous en monarchie ?

En réponse à un journaliste qui mettait en doute ses capacités à gouverner, François Hollande sur TF1-Bouygues le 6 novembre à mi-mandat a affirmé :
"Manuel Valls applique la politique que j'ai moi-même fixée pour la nation"…"C'est le Président de la République qui fixe la ligne directrice"….."Toutes les réformes je les ai décidées moi-même."
C'est bien là le problème, nous avons un système où une personne décide seule, y compris en contradiction avec ses promesses.
Il est grand temps de passer à une VIe république qui serait démocratique ! 

mardi 26 août 2014

Changer la constitution, urgence.

Crise du régime, fin de course d'une Ve république à bout de souffle ?
Un président se fait élire sur des promesses. Il n'en tient aucun compte et décide tout seul.
Il choisit seul son 1er ministre, son valet zélé, qui lui vire tous les ministres pas tout à fait dans la ligne du chef...
Une assemblée nationale de moins en moins consultée. Juste suffisamment de députés godillots élus dans la foulée de la présidentielle pour cautionner les directives européennes et les injonctions présidentielles.
Bientôt 70% d'abstention si cela continue...
Avec ce système rien à espérer pour 2017.
Alternance ou pas, le Medef et l'ultralibéralisme tiennent les rênes.
Il faut impérativement changer la constitution !

samedi 18 janvier 2014

Alternative à gauche

Alternative à gauche

Remarque préalable : Il ne faut pas confondre alternative et alternance !
L'alternance nous avons connu. Quand une équipe au pouvoir est usée ou discréditée, on nous laisse en changer.
Mais cette nouvelle équipe, avec un autre style et un autre discours, continue en gros la même politique au profit des mêmes. Les capitalistes adorent l'alternance, (voir la Grande Bretagne, les Etats Unis...) elle donne aux gens une impression de changement, une impression de démocratie, mais elle ne remet pas en cause leur système. D'où l'intérêt pour eux de favoriser une bipolarisation qui ne laisse le choix qu'entre deux gestionnaires du même système et de plus, met dans la tête des citoyens qu'il n'y a pas d'autre solution, que toute alternative est vaine et utopique.
La crise actuelle est une crise du système.
Il ne s'agit en rien d'un épisode conjoncturel. Elle se superpose aux crises énergétique, alimentaire, écologique et financière. Leur simultanéité révèle des dysfonctionnements que le système capitaliste mondialisé ne peut qu'amplifier, incapable qu'il est de définir un autre cap que celui de la course folle aux profits. À vouloir ponctionner aux deux extrémités du système marchand ce dernier déséquilibre tout l'édifice. Ainsi pour ce qui concerne le pétrole, la logique purement financière pousse les compagnies pétrolières à garder intactes leurs marges faramineuses quand les prix à la production flambent. La même logique imposant depuis 20 ans une répartition des richesses toujours plus à l'avantage des profits au détriment des revenus du travail, de la spéculation au détriment de l’investissement. Au final c'est un consommateur disposant donc de moins de revenus qui doit payer plus cher son carburant, son alimentation, son logement, ses soins médicaux… Une causalité simple mais bien réelle qui implique que ce ne sont plus simplement les ouvriers, les employés, les salariés qui se sentent opprimés mais toutes celles et tous ceux qui se croyaient à l'abri et insérés dans la société.
Ce système n’est pas une fatalité, il est soutenu par nos dirigeants qui l’assument à tous les niveaux : national (accélération des « réformes », de la déréglementation, de la casse des acquis sociaux), européen (dogme libéral de la mise en concurrence et de l’orthodoxie budgétaire), et mondial (FMI, OMC).
Comment en sortir ?
Sous peine d'une catastrophe planétaire annoncée, il est plus que jamais urgent de construire une véritable alternative à un système devenu aussi malade que pyromane. Nous avons besoin de construire, d’unir et d’organiser une gauche enfin à gauche qui soit en phase avec les aspirations de la population.
Nous avons des propositions, en voici quelques unes :
* Établir d’une autre répartition des richesses. (donc remise en cause du libéralisme).
* Reconquérir et développer des services publics. (donc remise en cause du libéralisme).
* Initier un nouveau type de développement.
* Garantir un accès égal pour tous  et toutes
aux biens communs de l’humanité tout en garantissant leur préservation : l’eau, l’énergie, l’environnement. (par ex établir un pôle public de l’énergie, mettre fin à la privatisation de la distribution de l’eau))
au droit à l’emploi, à la retraite, à la santé, à l’éducation, à une information pluraliste.
* Dégager les moyens d’une alternative (taxation des transferts financiers, réforme de la fiscalité, contrôle des fonds publics).
* Assurer un renouveau démocratique.
* Refondre les institutions françaises (passage à une VIe république) avec
·         .représentation pluraliste des citoyens avec non cumul des mandats et l’élection complète ou partielle des députés au scrutin proportionnel.
.réforme du Sénat.
·         .renforcement des pouvoirs du Parlement, ce qui passe notamment par la suppression de l’élection du président de la république au suffrage universel.
* Construire une autre Europe dans un autre Monde.
L'ampleur de la crise actuelle soulève la question de la remise en cause du système monétaire et financier. "Remettre à l'endroit ce que le libéralisme fait fonctionner à l'envers" suivant la devise de la Fondation Copernic.
Il y a pour cela nécessité d'une action commune des forces anticapitalistes et antilibérales, c'est l'objectif de notre collectif.

Il ne faut pas sauver le système, mais le changer !
Cela ne se fera pas avec ceux qui le soutiennent et qui l'ont mis en place :
En France : Hollande, Sarkozy et les différents dirigeants depuis 30 ans.
En Europe : Ceux qui soutiennent la stratégie de Lisbonne (droite, centre, socialistes, verts).
Dans le monde : OMC et FMI.
D'où la nécessité absolue de construire à gauche une force d'alternative de progrès social, démocratique et écologique.
Une alternative ne sera possible qu’à deux conditions :
-         une convergence des luttes sociales.
-         un front commun des forces antilibérales qui doit devenir la véritable opposition.

lundi 28 octobre 2013

Pourquoi faut-il passer à une VIe République ?

Arguments pour une 6e République
La République française est une des rares démocraties où le chef de l’Etat concentre autant de pouvoirs.
Créée en 1958, renforcée en 1962 par l’instauration de l’élection du président au suffrage universel direct, cette « monarchie républicaine » a été imaginée sur mesure pour un homme « providentiel », le général de Gaulle.
Avant 1958 le président de la République était élu par les députés et sénateurs
L’aberrant système actuel d’élection du président impose un choix entre deux personnes, renforçant le bipartisme cher aux libéraux, alors que le débat devrait porter sur des orientations politiques diverses.
Ce système avait été imaginé pour s’affranchir du Parlement réduit à un rôle d’enregistrement et pour élire une personne sans contre pouvoir.
Le candidat à cette élection présidentielle mène une bataille de communication hyper personnalisée en avançant des promesses qu’il ne sera absolument pas obligé de tenir, aucun recours ni sanction n’étant prévus.
L’inversion du calendrier électoral en 2000, voulue par le socialiste Jospin, renforce encore ce présidentialisme en marginalisant l’élection des députés qui est reportée après l’élection présidentielle et en devient ainsi une simple conséquence.
On met donc ainsi en place un régime personnel avec un « monarque républicain », chef de l’exécutif, habilité à nommer des personnalités à des postes importants, d’où la création d’une « cour » dans son entourage. Il y a affaiblissement du rôle du premier ministre et le parti majoritaire n’a plus pour rôle que de se mettre au service du Président.
En 1964 François Mitterrand qualifiait ce système de « Coup d’état permanent » !
Lors de la campagne présidentielle les deux candidats préchoisis par le système (les deux « favoris officiels ») sont mis en avant ainsi que leurs deux « équipes » et les autres partis sont complètement marginalisés.
Les institutions de la Ve République relèvent d’un archaïsme. En 1958 la situation était très différente, elle a beaucoup évolué, la France est un autre pays, or les institutions n’ont pas bougé.
Il y a une insuffisance démocratique, un malaise démocratique : la soumission au présidentialisme, le cumul des mandats, le sentiment d’impuissance créent un mécontentement qui se traduit par une abstention massive, un rejet multiforme.
Une solution : la Démocratie !
Ce qui ne fonctionne pas avec la 5e
1.         L’avis du peuple ne sert à rien. Ex 29 mai 2005 le NON triomphe au référendum sur le TCE (Traité Constitutionnel Européen). Le traité est adopté quand même, imposé par le gouvernement.
2.         La représentation politique est complètement faussée par le système électoral. Un exemple : en 2012 dans le Finistère le PS obtient 8 députés sur 8 (donc 100%) avec 38,9% des voix au 1er tour.
3.         Le système électoral est fait pour conserver le bipartisme, donc pour empêcher toute alternative (deux « équipes » alternent au pouvoir en maintenant le cap du libéralisme).
4.         La séparation des pouvoirs est bafouée par un régime présidentiel qui donne un rôle dominant à l’exécutif. Le Parlement est devenu une chambre d’enregistrement des décisions du gouvernement ou des « directives » européennes.
Ce que le Front de Gauche propose :
  1.       Primauté de l’Assemblée Nationale sur l’exécutif
  2.       Proportionnelle aux élections
  3.       Référendum initié par un pourcentage conséquent de la population
  4.       Droits sociaux
  5.       Citoyenneté dans l’entreprise
  6.       Le peuple doit reprendre le pouvoir
  7.       Indépendance de la Justice à l’égard de l’exécutif
  8.       Indépendance des médias à l’égard du pouvoir politique et des puissances d’argent
  9.       Assemblée Constituante, indépendante des élus actuels, débouchant sur une nouvelle constitution soumise à référendum.