24 septembre 2014, le Parlement est "informé" que notre pays rentre une fois de plus en guerre !
L’histoire retiendra aussi de ce bien triste jour que le Parlement aura été privé du droit de se prononcer sur l’engagement de la France dans une nouvelle guerre sans l'aval de l'ONU. Pourtant, le monde vit des heures graves et périlleuses, tout particulièrement aux portes de l’Europe. Le mot guerre est aujourd’hui revendiqué, répété presque avec une sorte de gourmandise par ses promoteurs. La guerre est banalisée, elle est devenue une méthode comme une autre, peut-être même la première à laquelle on pense, surtout quand les résultats de la politique intérieure ne donnent guère à l’exécutif des raisons de plastronner.
Par leurs interventions militaires successives et le non règlement équitable des crises, les États-Unis et leurs alliés occidentaux ont créé des monstres, qu’ils prétendent aujourd’hui vouloir réduire en usant des mêmes méthodes que celles qui les ont engendrés. On connaît déjà hélas le résultat.
Notre monde marche à l'envers. L'être humain n'est plus au centre, c'est la finance ! Il est tout à fait possible d'inverser la tendance. Une alternative est nécessaire, et elle est possible. Reste à convaincre pour lutter contre le désespoir et la résignation. Faire partager des solutions. Tous ensemble faisons bouger les choses...
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vendredi 26 septembre 2014
mercredi 10 septembre 2014
Exigeons la dissolution de l’Otan !
Une organisation qui est le bras armé de l’économie de marché
La tenue du sommet de l’Otan a été l’occasion d’en exiger la dissolution, au motif que cette Organisation du traité de l’Atlantique Nord a perdu sa légitimité depuis la dissolution du pacte de Varsovie et est devenue le bras armé d’une volonté de domination d’intérêts économiques. Or cette dissolution s’impose d’autant plus qu’en réalité, l’Otan a toujours été ce bras armé et n’a jamais eu de légitimité. En effet, elle a été fondée en 1949, non pas pour répondre au pacte de Varsovie, qui n’a été créé qu’en 1955, mais en réponse au fait qu’en 1948, la Tchécoslovaquie, refusant l’application du plan Marshall de domination économique américaine, était passée du côté soviétique, et qu’il fallait empêcher que cela ne se reproduise ailleurs.
Tout le sens en est donné par l’article 2 qui écrit : « En renforçant leurs libres institutions, en assurant une meilleure compréhension des principes sur lesquels ces institutions sont fondées, en développant les conditions propres à assurer la stabilité (...) elles s’efforceront d’éliminer toute opp o s i t ion dans leurs politiques économiques. » En clair, empêcher les bouleversements sociaux et garantir les principes du libéralisme et de l’économie de marché.
L’Otan fait d’ailleurs partie d’un dispositif mondial, dans le cadre duquel, en 1953, pour « légaliser » leurs interventions en les faisant entrer dans la légitime défense admise par la charte des Nations unies, les États-Unis feront adopter, par la conférence de l’Union des États américains, une résolution imaginant la notion d’agression interne du communisme international, au nom de laquelle ils allaient intervenir au Guatemala pour renverser le gouvernement Arbenz, qui avait nationalisé l’United Fruit (...).
Or, l’Otan n’est pas seulement illégitime, mais contraire au droit international. En effet, si la charte admet les organisations régionales, l’Atlantique Nord n’a jamais été une région, et la plupart des pays membres n’en sont pas riverains, mais surtout, étant un groupe d’États organisés pour des interventions militaires, elle viole l’interdiction par l’article 2.4 de la charte du recours à la force ou à la menace de la force, qui ne peuvent relever que du Conseil de sécurité et seulement pour le maintien ou le rétablissement de la paix. Elle doit donc être considérée simplement comme le serait dans un pays un groupe armé faisant sa propre police. C’est dire combien sa dissolution s’impose !
mardi 9 septembre 2014
dimanche 24 août 2014
Les interventions, la déstabilisation, sale tâche des occidentaux.
Afghanistan, Irak, Lybie, ... ce sont les peuples qui paient le prix fort des politiques aventurières de "l'occident". Pays anéantis, déchirés, peuples qui souffrent, qui s’entre-tuent, qui doivent s'exiler.
Quels lamentables résultats dont les USA, la France, l'UE, l'OTAN, les émirats, (tout le clan US) n'ont pas de quoi être fiers.
La déstabilisation de l'Ukraine par ces mêmes "occidentaux" conduit au même résultat : guerre civile, réfugiés, tout un peuple qui souffre.
Dans l'Humanité Dimanche du 21 au 27 août Jean Ziegler fait le point sur tous ces sujets - un dossier clair, lucide et passionnant - sous le titre "La renaissance de l'ONU est la seule solution au chaos du monde".
Quels lamentables résultats dont les USA, la France, l'UE, l'OTAN, les émirats, (tout le clan US) n'ont pas de quoi être fiers.
La déstabilisation de l'Ukraine par ces mêmes "occidentaux" conduit au même résultat : guerre civile, réfugiés, tout un peuple qui souffre.
Dans l'Humanité Dimanche du 21 au 27 août Jean Ziegler fait le point sur tous ces sujets - un dossier clair, lucide et passionnant - sous le titre "La renaissance de l'ONU est la seule solution au chaos du monde".
samedi 23 août 2014
Sortir de l'OTAN
Pourquoi faut-il sortir de l’OTAN ?
L’OTAN (Organisation du traité de l’Atlantique Nord) est une
alliance politico-militaire créée en 1949 à la suite de la 2e guerre
mondiale. En réaction à cette alliance se crée plus tard à l’Est le Pacte de
Varsovie.
La « guerre froide » entre les deux blocs n’étant
plus d’actualité, le Pacte de Varsovie ayant disparu, l’OTAN n’a plus de raison
d’exister.
L’OTAN est un instrument des Etats-Unis d’Amérique pour
imposer ses vues sur une partie de la planète. En restant dans l’OTAN nous nous
plaçons sous la dépendance des USA.
Il y a dans l’OTAN une domination écrasante des USA par
rapport aux pays européens.
Il s’agit parait-il de défendre les « intérêts
occidentaux »… Mais qui définit quels sont les « intérêts occidentaux »,
sinon les USA.
C’est la géopolitique qui commande la politique.
Les USA considèrent qu’ils sont le gendarmes du monde et
agissent partout où ils le peuvent avec notre complicité. Ils espionnent
partout, ils financent les oppositions dans tous les pays « qui ne leur
plaisent pas », c'est-à-dire qui ne leur obéissent pas, ils divisent leurs
adversaires en déstabilisant, en corrompant, en mettant la pagaille (voir en
particulier dans le monde arabe). Dans le monde arabe ils soutiennent les pays
qui leur font allégeance, même si ce sont des dictatures peu recommandables
(Arabie Saoudite, Koweït, Qatar..), et ils déstabilisent ceux qui n’obéissent
pas, bien souvent avec le résultat final de renforcer les
« talibans » ou « intégristes » alors qu’officiellement il
s’agissait de lutter contre eux (Afghanistan, Libye, Irak, Syrie…)
En plus que de dominer le monde par le dollar, ils veulent
dominer par le militaire et par l’espionnage.
C’est l’appartenance à cet empire qu’ils veulent étendre
maintenant à l’économie avec le GMT –grand marché transatlantique-.
A ce sujet on remarquera que l’industrie de l’armement fait
partie de ce projet de traité. On a déjà commencé à brader EADS, on imagine la
suite… Les USA veulent un système d’armement commun, donc décidé et construit
par eux. Indépendance ??,
De Gaulle nous avait sorti de l’OTAN en 1966 (sortie du
commandement intégré) au nom de l’indépendance nationale, et Sarkozy nous y a
remis en 2009 (à l’époque le PS et le MODEM avaient protesté !).
La structure intégrée de l’Alliance Atlantique nous coûte
cher et engage la France contre son gré dans les guerres des USA :
–
en Afghanistan en guerre depuis 12 ans, avec, pour
finir une victoire probable des talibans.
–
En Libye, où l’on a créé une guerre civile et permis
l’armement des groupes djihadistes en Afrique.
–
En ex-Yougoslavie dans les années 90.
Elle nous amène à soutenir tout ce que les USA soutiennent
(exemple de l’occupation de la Palestine par Israël en contradiction avec les nombreuses
résolutions de l’ONU violées régulièrement).
Les USA ont installé en Europe (Pologne) un dangereux
« bouclier antimissile » dont les conséquences pour nous peuvent être
catastrophiques.
Quand les USA considèrent que c’est la France qui a des
intérêts stratégiques et pas les USA alors ils laissent la France se
débrouiller seule (exemple du MALI). C’est une solidarité très dirigée…
Une décision d’intervenir quelque part dans le monde, si
elle s’avère indispensable, ne peut être décidée que par l’ONU, seule légitime,
et non par les USA et leurs alliés
De plus en plus l’OTAN veut prendre des décisions à la place
de l’ONU. Aucune opération de police
internationale ne doit se faire sans l’aval de l’ONU. Les USA font
volontairement comme si l’ONU n’existait pas. Un droit international légitime
les gène, il veulent décider seuls.
C’est l’OTAN qui permet aux USA d’espionner facilement tous
les pays européens (voir l’affaire Snowden1..)
Nous n’avons plus aucune autonomie dans notre système de
renseignement (ex : les drones américains utilisés par l’armée française
qui sont contrôlés par les satellites américains, le contrôle de toutes les
données est américain).
Nous devons retrouver notre indépendance par rapport aux
Etats-Unis.
Que deviennent notre souveraineté nationale, notre défense
nationale ?
Nous devons en garder la maîtrise et ne pas être une simple
roue de secours des USA.
L’OTAN empêche les pays qui en sont membres d’avoir une réflexion
propre dans les domaines concernés. On donne la barre de notre politique
étrangère aux USA. Nous devons retrouver une politique étrangère autonome.
Qui a donné l’ordre scandaleux en 2013 d’interdire le survol
de l’Europe au président bolivien Evo Morales ?
C’était de la part des USA un test de la servilité de la
France et des pays de l’OTAN.
C’est aussi une des raisons pour laquelle nous n’avons pas eu
le droit d’accueillir Snowden en France alors que nous aurions dû le faire – et
même le décorer-.
Coopérer, oui, être en état de dépendance, non !
Nous devons maîtriser notre diplomatie.
Conclusion :
Nous voulons rompre avec l’alignement atlantiste et avec les
logiques de puissance, pour agir en faveur de la paix, du règlement des
conflits et du rétablissement du droit international dans le cadre d’une ONU
démocratisée.
Seule l’ONU, malgré ses imperfections, est légitime et
garante de la légalité.
Nous agirons pour le désarmement et non pour le maintien des
blocs belliqueux.
G.B. le 12/06/14
1 – Edward Snowden est
celui qui a révélé au monde entier en 2013 les espionnages à grande échelle des
USA
samedi 12 juillet 2014
Stop aux crimes d'Israël en Palestine
Faire cesser le massacre à Gaza !
Quel autre pays peut impunément occuper un pays voisin, y construire des colonies, bombarder la population civile, construire un mur de l'apartheid, violer régulièrement les résolutions de l'ONU.
Le gouvernement français se rend complice en apportant son soutien de fait à l'occupant.
Les dirigeants d'Israël devraient être jugés pour crimes contre l'humanité par un tribunal international et non être reçus et cautionnés par les gouvernements US et Français.
mardi 7 janvier 2014
Derrière les guerres en Afrique, la guerre économique
Le Sénégalais Amath Dansokho est une figure de la gauche africaine. Ministre d’État, l’ancien secrétaire général du Parti de l’indépendance et du travail, réputé pour son franc-parler, décrypte les engagements militaires français sur le continent.
Avec l’opération « Sangaris » en Centrafrique, la France est une nouvelle fois engagée militairement sur le continent. Comment jugez-vous cette posture de gendarme de l’Afrique ?
Amath Dansokho. Apparemment, c’est pour la bonne cause… Ces pays, le Mali, puis la Centrafrique, étaient confrontés à des situations catastrophiques. Il fallait une force pour enrayer le cycle des violences de masse. Dans ces circonstances, la France est apparue comme une force luttant contre des tortionnaires, des assassins de la pire espèce. Dans le cas du Mali, on voit mal quelle autre force organisée et puissante aurait pu arrêter l’avancée des djihadistes, des forcenés qui veulent imposer leur modèle de société par la mort et la violence. C’est ce qui explique le large soutien apporté à l’opération « Serval » au moment de son déclenchement. Pas seulement au Mali : tous les pays du Sahel étaient menacés. Nous remercions donc la France. Mais les choses ne s’arrêtent pas là. On le voit bien, aujourd’hui, les inquiétudes sont exprimées par le président malien lui-même. D’autres chefs d’État, que je connais bien, estiment eux aussi que le jeu de la France est trouble. Pourquoi protège-t-elle certains groupes armés dans le nord du Mali ? On a l’impression que se trame, là, la création d’un État croupion qui permettrait l’exploitation des immenses ressources minières, énergétiques de cette zone, au détriment du Mali. Il y aurait un pouvoir central formel mais, dans les faits, la réalité des relations économiques serait entre les mains de ces groupes armés qui négocieraient avec les puissances occidentales.
Ce serait très grave.
Dans le cas de la Centrafrique, la question des ressources naturelles entre-t-elle aussi en ligne de compte ?
Amath Dansokho. Le contexte, les modalités sont peut-être différents mais les enjeux restent les mêmes. Ce qui se joue là-bas, c’est un affrontement très violent impliquant des États de la région. Le conflit n’aurait probablement pas connu cette intensité si des acteurs comme la Chine, ou encore l’Afrique du Sud, ne s’étaient pas aventurés dans une zone considérée comme relevant du « pré carré » français. Certaines grandes puissances estiment que l’Afrique du Sud doit rester au Sud et se tenir éloignée des affaires du continent… Les mêmes jouent habilement la carte du Nigeria contre celle de l’Afrique du Sud, en faisant miroiter un siège africain permanent au Conseil de sécurité de l’ONU, pour tenter de contenir les prétentions de Pretoria. La Centrafrique est un pays immensément riche. Le régime soudanais a, surtout depuis la proclamation de l’indépendance du Soudan du Sud, des visées sur ce pays. Le président déchu, François Bozizé, a joué sur tous les tableaux. Il a conclu des accords avec Khartoum, comme il en a conclu avec les Chinois et les Sud-Africains. C’est avec cette toile de fond qu’il faut analyser la grave crise que traverse aujourd’hui la Centrafrique, ballottée par des puissances aux intérêts contradictoires. La Séléka s’est constituée avec des individus sans projet, sans la moindre maturité politique, ne connaissant que le langage des armes et facilement manipulables. Une fois le chaos installé, la France s’est proposée d’intervenir. Mais il ne faut jamais oublier que toutes ces guerres sur le continent africain, dont nous ne sommes que les acteurs apparents, dissimulent des enjeux économiques.
Comment expliquer que des États puissent s’effondrer comme
des châteaux de cartes ?
Amath Dansokho. Ce sont des États artificiels qui, en réalité, n’ont jamais eu d’armature politique et sociale forte. Ils ne sont pas nés d’un processus interne. Ce sont des puissances extérieures qui se sont partagé des sphères de domination, sans considération pour les peuples et l’histoire longue des territoires concernés. Les formes étatiques que nous connaissons sont typiquement issues de la colonisation, avec de vastes zones sous-administrées.
Au Sénégal, lorsque le clan Wade accaparait le pouvoir, le pays aurait pu, lui aussi, sombrer dans la violence. Cela ne s’est pas produit. Macky Sall doit au contraire son élection à un vaste mouvement citoyen. Comment jugez-vous les premiers pas de ce gouvernement ?
Amath Dansokho. Certains parlent « d’exception sénégalaise ». Je suis beaucoup plus prudent, nous ne sommes pas à l’abri de convulsions catastrophiques si nous ne faisons pas preuve de sagesse. Chez nous, l’alternance a été préparée longtemps à l’avance par des forces politiques mûres, enracinées. Il existe au Sénégal une culture, un patrimoine démocratique que nous avons mis à profit pour discuter, rapprocher les points de vue. À défaut de candidat unique, nous avons quand même élaboré un programme commun. C’est ce qui nous a permis de surmonter les difficultés. Il était hors de question d’engager le pays sur la voie de la guerre civile. Cela a été affirmé clairement. Les urnes ont parlé, Abdoulaye Wade, isolé, sans soutien dans l’armée, n’a pas eu d’autre choix que de se plier à ce verdict démocratique. Désormais, il nous faut rompre avec les pratiques du passé, poursuivre la lutte engagée contre la corruption, continuer d’instruire les dossiers des biens mal acquis. Mais cela ne suffira pas si l’on ne traite pas les problèmes auxquels sont confrontés les Sénégalais. La crise sociale continue de faire des ravages. Avec la religion universelle qu’est devenu le capitalisme, on a encouragé l’émergence d’oligarchies bâties sur le détournement des ressources publiques. Parallèlement, on a démantelé les services publics, plongé les populations dans la misère. Tous les équilibres ont été rompus, les États, eux, sont menacés de désintégration. C’est cela, le résultat des politiques libérales imposées par les bailleurs de fonds, FMI et Banque mondiale en tête.
Le Sénégal peut-il échapper
à la montée de l’islamisme ?
Amath Dansokho. La crise fait son œuvre et les gens sont révoltés par la conduite des puissances occidentales, par leur arrogance et leur négation des droits des êtres humains à la vie. C’est cela qui alimente cette révolte aux formes monstrueuses. Cela existe chez nous. Au Sénégal domine un islam confrérique. Mais les jeunes sont de plus en plus sensibles aux discours de prédicateurs islamistes.
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