Alain Badiou sur la collusion entre "démocratie" et "capitalisme"
Notre monde marche à l'envers. L'être humain n'est plus au centre, c'est la finance ! Il est tout à fait possible d'inverser la tendance. Une alternative est nécessaire, et elle est possible. Reste à convaincre pour lutter contre le désespoir et la résignation. Faire partager des solutions. Tous ensemble faisons bouger les choses...
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mercredi 17 décembre 2014
mercredi 12 novembre 2014
L'Union Européenne est dirigée par un patron de paradis fiscal
http://www.humanite.fr/cest-confirme-lue-est-dirigee-par-un-patron-de-paradis-fiscal-557006
avec la bénédiction des gouvernements européens, dont le nôtre !
avec la bénédiction des gouvernements européens, dont le nôtre !
vendredi 7 novembre 2014
Le président sur TF1 ---> suspense
Suspense... Ce sera Pierre ou ce sera Jean-Luc ?
A mi-mandat François Hollande vient tirer un bilan sur TF1/Bouygues. Sa politique d'austérité est un échec complet et il mène notre pays dans le mur. Le chômage augmente, les pauvres sont de plus en plus pauvres et les riches de plus en plus riches. Le coût du capital devient insupportable.Certainement conscient de son échec, je m'attendais à une décision logique : "je dois donc changer de cap, gouverner à gauche, faire du social... en conséquence je choisis un 1er ministre capable d'assumer cette politique".
J'ai donc passé ma soirée dans un suspense insupportable, ce sera Jean-Luc Mélenchon ou bien Pierre Laurent ?
Incroyable, il a oublié de le dire !
Le président sur TF1, sommes nous en monarchie ?
En réponse à un journaliste qui mettait en doute ses capacités à gouverner, François Hollande sur TF1-Bouygues le 6 novembre à mi-mandat a affirmé :
"Manuel Valls applique la politique que j'ai moi-même fixée pour la nation"…"C'est le Président de la République qui fixe la ligne directrice"….."Toutes les réformes je les ai décidées moi-même."
C'est bien là le problème, nous avons un système où une personne décide seule, y compris en contradiction avec ses promesses.
"Manuel Valls applique la politique que j'ai moi-même fixée pour la nation"…"C'est le Président de la République qui fixe la ligne directrice"….."Toutes les réformes je les ai décidées moi-même."
C'est bien là le problème, nous avons un système où une personne décide seule, y compris en contradiction avec ses promesses.
Il est grand temps de passer à une VIe république qui serait démocratique !
mercredi 22 octobre 2014
Qui dirige cette Europe ?
La nouvelle Commission européenne reste dans la ligne de la précédente, c'est-à-dire au service exclusif du monde de la finance. Quelques exemples ;
- Le président de la Commission, Jean-Claude Juncker, est l'ancien premier ministre du paradis fiscal luxembourgeois.
- L'espagnol Miguel Arias Cañete, un pétrolier…. Bientôt chargé du climat et de l'énergie.
- Jonathan Hill, un lobbyiste de la City, nommé à la "stabilité financière".
- Le hongrois Tibor Navracsis, ancien ministre de l'autoritaire et liberticide Victor Orban, est pressenti pour être commissaire à la culture !
Et ce sont eux qui auront à décider pour nous, y compris des orientations de la France. Pas réjouissant !
Mais les nominations des commissaires européens se font avec l'aval des dirigeants des Etats, donc notre gouvernement n'a pas à se dédouaner derrière cette commission antidémocratique et caricaturale.
mercredi 10 septembre 2014
Exigeons la dissolution de l’Otan !
Une organisation qui est le bras armé de l’économie de marché
La tenue du sommet de l’Otan a été l’occasion d’en exiger la dissolution, au motif que cette Organisation du traité de l’Atlantique Nord a perdu sa légitimité depuis la dissolution du pacte de Varsovie et est devenue le bras armé d’une volonté de domination d’intérêts économiques. Or cette dissolution s’impose d’autant plus qu’en réalité, l’Otan a toujours été ce bras armé et n’a jamais eu de légitimité. En effet, elle a été fondée en 1949, non pas pour répondre au pacte de Varsovie, qui n’a été créé qu’en 1955, mais en réponse au fait qu’en 1948, la Tchécoslovaquie, refusant l’application du plan Marshall de domination économique américaine, était passée du côté soviétique, et qu’il fallait empêcher que cela ne se reproduise ailleurs.
Tout le sens en est donné par l’article 2 qui écrit : « En renforçant leurs libres institutions, en assurant une meilleure compréhension des principes sur lesquels ces institutions sont fondées, en développant les conditions propres à assurer la stabilité (...) elles s’efforceront d’éliminer toute opp o s i t ion dans leurs politiques économiques. » En clair, empêcher les bouleversements sociaux et garantir les principes du libéralisme et de l’économie de marché.
L’Otan fait d’ailleurs partie d’un dispositif mondial, dans le cadre duquel, en 1953, pour « légaliser » leurs interventions en les faisant entrer dans la légitime défense admise par la charte des Nations unies, les États-Unis feront adopter, par la conférence de l’Union des États américains, une résolution imaginant la notion d’agression interne du communisme international, au nom de laquelle ils allaient intervenir au Guatemala pour renverser le gouvernement Arbenz, qui avait nationalisé l’United Fruit (...).
Or, l’Otan n’est pas seulement illégitime, mais contraire au droit international. En effet, si la charte admet les organisations régionales, l’Atlantique Nord n’a jamais été une région, et la plupart des pays membres n’en sont pas riverains, mais surtout, étant un groupe d’États organisés pour des interventions militaires, elle viole l’interdiction par l’article 2.4 de la charte du recours à la force ou à la menace de la force, qui ne peuvent relever que du Conseil de sécurité et seulement pour le maintien ou le rétablissement de la paix. Elle doit donc être considérée simplement comme le serait dans un pays un groupe armé faisant sa propre police. C’est dire combien sa dissolution s’impose !
mardi 26 août 2014
Changer la constitution, urgence.
Crise du régime, fin de course d'une Ve république à bout de souffle ?
Un président se fait élire sur des promesses. Il n'en tient aucun compte et décide tout seul.
Il choisit seul son 1er ministre, son valet zélé, qui lui vire tous les ministres pas tout à fait dans la ligne du chef...
Une assemblée nationale de moins en moins consultée. Juste suffisamment de députés godillots élus dans la foulée de la présidentielle pour cautionner les directives européennes et les injonctions présidentielles.
Bientôt 70% d'abstention si cela continue...
Avec ce système rien à espérer pour 2017.
Alternance ou pas, le Medef et l'ultralibéralisme tiennent les rênes.
Il faut impérativement changer la constitution !
Un président se fait élire sur des promesses. Il n'en tient aucun compte et décide tout seul.
Il choisit seul son 1er ministre, son valet zélé, qui lui vire tous les ministres pas tout à fait dans la ligne du chef...
Une assemblée nationale de moins en moins consultée. Juste suffisamment de députés godillots élus dans la foulée de la présidentielle pour cautionner les directives européennes et les injonctions présidentielles.
Bientôt 70% d'abstention si cela continue...
Avec ce système rien à espérer pour 2017.
Alternance ou pas, le Medef et l'ultralibéralisme tiennent les rênes.
Il faut impérativement changer la constitution !
dimanche 9 février 2014
"Social-libéralisme", cela a t-il un sens ?
le 31 Janvier 2014 l'Humanité des
débats.
« Social-libéralisme »,
cela a-t-il un sens ? table ronde
Gilles Finchelstein, directeur de la Fondation
Jean-Jaurès. Jacques Fournier, conseil scientifique de la Fondation Res Publica
et auteur (1). Pierre Khalfa, coprésident de la Fondation Copernic. Alain
Obadia, président de la Fondation Gabriel-Péri. Thierry Pech, directeur général
de la Fondation Terra Nova.
Rappel des faits : Lors de sa conférence de presse du 14
janvier 2014, François Hollande s’est affirmé « social-démocrate », pour la
première fois en tant que chef de l’État, tout en rejetant le libéralisme.
Beaucoup ont vu un tournant « social-libéral » dans les annonces faites...
Les
propos tenus et les décisions présentées par le président de la République sont
largement connotés. Les principales réponses économiques inspirées du Medef
(exonérations des cotisations patronales, augmentation de la TVA, réduction
compétitive du coût du travail, etc.) sont utilisées depuis au moins trois
décennies sans que la situation du pays ne s’améliore, pire elle s’aggrave.
Dans ces conditions, les axes forts du cap politique (économie de l’offre et
réduction des dépenses publiques) s’identifient à une orientation libérale.
Le terme de social-libéralisme est de plus en plus employé
pour qualifier certains partis pris idéologiques. Est-ce un nouveau courant
d’idées ou une adaptation, voire une intégration de la social-démocratie au libéralisme ?
(cliquer sur Plus d'infos pour lire la suite) ---- télécharger le débat en PDF
samedi 18 janvier 2014
Alternative à gauche
Alternative à gauche
Remarque préalable : Il ne faut pas confondre alternative et alternance !
L'alternance nous avons connu. Quand une équipe au pouvoir est usée ou discréditée, on nous laisse en changer.
Mais cette nouvelle équipe, avec un autre style et un autre discours, continue en gros la même politique au profit des mêmes. Les capitalistes adorent l'alternance, (voir la Grande Bretagne, les Etats Unis...) elle donne aux gens une impression de changement, une impression de démocratie, mais elle ne remet pas en cause leur système. D'où l'intérêt pour eux de favoriser une bipolarisation qui ne laisse le choix qu'entre deux gestionnaires du même système et de plus, met dans la tête des citoyens qu'il n'y a pas d'autre solution, que toute alternative est vaine et utopique.
L'alternance nous avons connu. Quand une équipe au pouvoir est usée ou discréditée, on nous laisse en changer.
Mais cette nouvelle équipe, avec un autre style et un autre discours, continue en gros la même politique au profit des mêmes. Les capitalistes adorent l'alternance, (voir la Grande Bretagne, les Etats Unis...) elle donne aux gens une impression de changement, une impression de démocratie, mais elle ne remet pas en cause leur système. D'où l'intérêt pour eux de favoriser une bipolarisation qui ne laisse le choix qu'entre deux gestionnaires du même système et de plus, met dans la tête des citoyens qu'il n'y a pas d'autre solution, que toute alternative est vaine et utopique.
La crise actuelle est une crise du système.
Il ne s'agit en rien d'un épisode conjoncturel. Elle se superpose aux crises énergétique, alimentaire, écologique et financière. Leur simultanéité révèle des dysfonctionnements que le système capitaliste mondialisé ne peut qu'amplifier, incapable qu'il est de définir un autre cap que celui de la course folle aux profits. À vouloir ponctionner aux deux extrémités du système marchand ce dernier déséquilibre tout l'édifice. Ainsi pour ce qui concerne le pétrole, la logique purement financière pousse les compagnies pétrolières à garder intactes leurs marges faramineuses quand les prix à la production flambent. La même logique imposant depuis 20 ans une répartition des richesses toujours plus à l'avantage des profits au détriment des revenus du travail, de la spéculation au détriment de l’investissement. Au final c'est un consommateur disposant donc de moins de revenus qui doit payer plus cher son carburant, son alimentation, son logement, ses soins médicaux… Une causalité simple mais bien réelle qui implique que ce ne sont plus simplement les ouvriers, les employés, les salariés qui se sentent opprimés mais toutes celles et tous ceux qui se croyaient à l'abri et insérés dans la société.
Ce système n’est pas une fatalité, il est soutenu par nos dirigeants qui l’assument à tous les niveaux : national (accélération des « réformes », de la déréglementation, de la casse des acquis sociaux), européen (dogme libéral de la mise en concurrence et de l’orthodoxie budgétaire), et mondial (FMI, OMC).
Comment en sortir ?
Sous peine d'une catastrophe planétaire annoncée, il est plus que jamais urgent de construire une véritable alternative à un système devenu aussi malade que pyromane. Nous avons besoin de construire, d’unir et d’organiser une gauche enfin à gauche qui soit en phase avec les aspirations de la population.
Nous avons des propositions, en voici quelques unes :
* Établir d’une autre répartition des richesses. (donc remise en cause du libéralisme).
* Reconquérir et développer des services publics. (donc remise en cause du libéralisme).
Ce système n’est pas une fatalité, il est soutenu par nos dirigeants qui l’assument à tous les niveaux : national (accélération des « réformes », de la déréglementation, de la casse des acquis sociaux), européen (dogme libéral de la mise en concurrence et de l’orthodoxie budgétaire), et mondial (FMI, OMC).
Comment en sortir ?
Sous peine d'une catastrophe planétaire annoncée, il est plus que jamais urgent de construire une véritable alternative à un système devenu aussi malade que pyromane. Nous avons besoin de construire, d’unir et d’organiser une gauche enfin à gauche qui soit en phase avec les aspirations de la population.
Nous avons des propositions, en voici quelques unes :
* Établir d’une autre répartition des richesses. (donc remise en cause du libéralisme).
* Reconquérir et développer des services publics. (donc remise en cause du libéralisme).
* Initier un nouveau type de développement.
* Garantir un accès égal pour tous et toutes
* Garantir un accès égal pour tous et toutes
aux biens communs de l’humanité tout en garantissant leur préservation : l’eau, l’énergie, l’environnement. (par ex établir un pôle public de l’énergie, mettre fin à la privatisation de la distribution de l’eau))
au droit à l’emploi, à la retraite, à la santé, à l’éducation, à une information pluraliste.
au droit à l’emploi, à la retraite, à la santé, à l’éducation, à une information pluraliste.
* Dégager les moyens d’une alternative (taxation des transferts financiers, réforme de la fiscalité, contrôle des fonds publics).
* Assurer un renouveau démocratique.
* Refondre les institutions françaises (passage à une VIe république) avec
· .représentation pluraliste des citoyens avec non cumul des mandats et l’élection complète ou partielle des députés au scrutin proportionnel.
.réforme du Sénat.
· .renforcement des pouvoirs du Parlement, ce qui passe notamment par la suppression de l’élection du président de la république au suffrage universel.
* Construire une autre Europe dans un autre Monde.
L'ampleur de la crise actuelle soulève la question de la remise en cause du système monétaire et financier. "Remettre à l'endroit ce que le libéralisme fait fonctionner à l'envers" suivant la devise de la Fondation Copernic.
Il y a pour cela nécessité d'une action commune des forces anticapitalistes et antilibérales, c'est l'objectif de notre collectif.
Il ne faut pas sauver le système, mais le changer !
Cela ne se fera pas avec ceux qui le soutiennent et qui l'ont mis en place :
En France : Hollande, Sarkozy et les différents dirigeants depuis 30 ans.
En Europe : Ceux qui soutiennent la stratégie de Lisbonne (droite, centre, socialistes, verts).
Dans le monde : OMC et FMI.
* Assurer un renouveau démocratique.
* Refondre les institutions françaises (passage à une VIe république) avec
· .représentation pluraliste des citoyens avec non cumul des mandats et l’élection complète ou partielle des députés au scrutin proportionnel.
.réforme du Sénat.
· .renforcement des pouvoirs du Parlement, ce qui passe notamment par la suppression de l’élection du président de la république au suffrage universel.
* Construire une autre Europe dans un autre Monde.
L'ampleur de la crise actuelle soulève la question de la remise en cause du système monétaire et financier. "Remettre à l'endroit ce que le libéralisme fait fonctionner à l'envers" suivant la devise de la Fondation Copernic.
Il y a pour cela nécessité d'une action commune des forces anticapitalistes et antilibérales, c'est l'objectif de notre collectif.
Il ne faut pas sauver le système, mais le changer !
Cela ne se fera pas avec ceux qui le soutiennent et qui l'ont mis en place :
En France : Hollande, Sarkozy et les différents dirigeants depuis 30 ans.
En Europe : Ceux qui soutiennent la stratégie de Lisbonne (droite, centre, socialistes, verts).
Dans le monde : OMC et FMI.
D'où la nécessité absolue de construire à gauche une force d'alternative de progrès social, démocratique et écologique.
Une alternative ne sera possible qu’à deux conditions :
- une convergence des luttes sociales.
- un front commun des forces antilibérales qui doit devenir la véritable opposition.
- une convergence des luttes sociales.
- un front commun des forces antilibérales qui doit devenir la véritable opposition.
samedi 23 novembre 2013
Démocratie
Démocratie
« Démocratie » C'est le mot qu'aiment prononcer avec délectation nos dirigeants occidentaux. Car évidemment " la " démocratie c'est la nôtre et il faudrait imposer partout notre modèle. Pas si simple… Bien sûr ne nous plaignons pas trop, la planète regorge de régimes dictatoriaux et de dirigeants fantoches (parfois d'ailleurs mis en place ou soutenus par les services secrets de nos démocraties). Mais avons nous pour autant atteint la perfection ?
Suffit-il d'avoir le droit de vote pour être en démocratie ?
Démocratie : " gouvernement du peuple par lui-même " d'après mon dictionnaire.
La bêtise d'un " non démocrate " est de ne pas demander l'avis du peuple.
L'intelligence de la " Démocratie Bourgeoise " est de demander régulièrement l'avis des électeurs mais de s'arranger pour qu'ils n'aient pas véritablement le choix.
C'est l'invention de l'alternance avec les modèles des Etats Unis et de la Grande Bretagne. Le rêve des capitalistes (pardon, maintenant on les appelle libéraux) c'est de créer, avec l'appui actif des grands moyens de communication à leur service (plus ou moins consciemment) deux grands partis s'opposant à chaque élection mais faisant globalement la même politique (celle recommandée par le FMI, la Commission européenne). Ces deux grands partis (Démocrates/Républicains aux USA, Travaillistes/Conservateurs au RU, d'autres noms ailleurs...) doivent s'opposer par les discours, les méthodes, les hommes, de façon à créer l'illusion d'un changement possible.
De fait l'alternance fonctionne assez bien : Les gens sont mécontents du parti A en place, donc votent pour le parti B. Ensuite ils sont mécontents du parti B en place (car il fait la même chose même si la manière est un peu différente) donc ils votent pour le parti A qui revient aux commandes, etc.
Les financiers sont tranquilles, le FMI tire les ficelles. Ne sommes nous pas en France rentrés dans ce système ? Les médias font leur boulot. Les lois, les systèmes électoraux, défavorisent les partis " différents ".
Nous y allons tout droit. Alors, beaucoup sont déçus, ont l'impression d'être piégés, et certains ne vont même plus voter (ce qui n'est pas la solution car cela permet au système de durer plus facilement). De plus en plus d'abstentions, une " impression " que rien ne peut changer. Est ce cela une bonne démocratie ?
« Démocratie » C'est le mot qu'aiment prononcer avec délectation nos dirigeants occidentaux. Car évidemment " la " démocratie c'est la nôtre et il faudrait imposer partout notre modèle. Pas si simple… Bien sûr ne nous plaignons pas trop, la planète regorge de régimes dictatoriaux et de dirigeants fantoches (parfois d'ailleurs mis en place ou soutenus par les services secrets de nos démocraties). Mais avons nous pour autant atteint la perfection ?
Suffit-il d'avoir le droit de vote pour être en démocratie ?
Démocratie : " gouvernement du peuple par lui-même " d'après mon dictionnaire.
La bêtise d'un " non démocrate " est de ne pas demander l'avis du peuple.
L'intelligence de la " Démocratie Bourgeoise " est de demander régulièrement l'avis des électeurs mais de s'arranger pour qu'ils n'aient pas véritablement le choix.
C'est l'invention de l'alternance avec les modèles des Etats Unis et de la Grande Bretagne. Le rêve des capitalistes (pardon, maintenant on les appelle libéraux) c'est de créer, avec l'appui actif des grands moyens de communication à leur service (plus ou moins consciemment) deux grands partis s'opposant à chaque élection mais faisant globalement la même politique (celle recommandée par le FMI, la Commission européenne). Ces deux grands partis (Démocrates/Républicains aux USA, Travaillistes/Conservateurs au RU, d'autres noms ailleurs...) doivent s'opposer par les discours, les méthodes, les hommes, de façon à créer l'illusion d'un changement possible.
De fait l'alternance fonctionne assez bien : Les gens sont mécontents du parti A en place, donc votent pour le parti B. Ensuite ils sont mécontents du parti B en place (car il fait la même chose même si la manière est un peu différente) donc ils votent pour le parti A qui revient aux commandes, etc.
Les financiers sont tranquilles, le FMI tire les ficelles. Ne sommes nous pas en France rentrés dans ce système ? Les médias font leur boulot. Les lois, les systèmes électoraux, défavorisent les partis " différents ".
Nous y allons tout droit. Alors, beaucoup sont déçus, ont l'impression d'être piégés, et certains ne vont même plus voter (ce qui n'est pas la solution car cela permet au système de durer plus facilement). De plus en plus d'abstentions, une " impression " que rien ne peut changer. Est ce cela une bonne démocratie ?
lundi 28 octobre 2013
Pourquoi faut-il passer à une VIe République ?
Arguments pour une 6e République
La
République française est une des rares démocraties où le chef de l’Etat
concentre autant de pouvoirs.
Créée
en 1958, renforcée en 1962 par l’instauration de l’élection du président au
suffrage universel direct, cette « monarchie républicaine » a été
imaginée sur mesure pour un homme « providentiel », le général de
Gaulle.
Avant
1958 le président de la République était élu par les députés et sénateurs
L’aberrant
système actuel d’élection du président impose un choix entre deux personnes,
renforçant le bipartisme cher aux libéraux, alors que le débat devrait porter
sur des orientations politiques diverses.
Ce système avait été
imaginé pour s’affranchir du Parlement réduit à un rôle d’enregistrement et
pour élire une personne
sans contre pouvoir.
Le
candidat à cette élection présidentielle mène une bataille de communication
hyper personnalisée en avançant des promesses qu’il ne sera absolument pas
obligé de tenir, aucun recours ni sanction n’étant prévus.
L’inversion
du calendrier électoral en 2000, voulue par le socialiste Jospin, renforce
encore ce présidentialisme en marginalisant l’élection des députés qui est
reportée après l’élection présidentielle et en devient ainsi une simple
conséquence.
On
met donc ainsi en place un régime personnel avec un « monarque
républicain », chef de l’exécutif, habilité à nommer des personnalités à
des postes importants, d’où la création d’une « cour » dans son
entourage. Il y a affaiblissement du rôle du premier ministre et le parti
majoritaire n’a plus pour rôle que de se mettre au service du Président.
En
1964 François Mitterrand qualifiait ce système de « Coup d’état permanent » !
Lors
de la campagne présidentielle les deux candidats préchoisis par le système (les
deux « favoris officiels ») sont mis en avant ainsi que leurs deux
« équipes » et les autres partis sont complètement marginalisés.
Les institutions de la
Ve République relèvent
d’un archaïsme. En 1958 la situation était très différente, elle a beaucoup
évolué, la France est un autre pays, or les institutions n’ont pas bougé.
Il
y a une insuffisance démocratique, un malaise démocratique : la soumission
au présidentialisme, le cumul des mandats, le sentiment d’impuissance créent un
mécontentement qui se traduit par une abstention massive, un rejet multiforme.
Une
solution : la Démocratie !
Ce qui ne fonctionne
pas avec la 5e
1. L’avis du peuple ne sert à rien. Ex 29 mai 2005 le NON triomphe
au référendum sur le TCE (Traité Constitutionnel Européen). Le traité est
adopté quand même, imposé par le gouvernement.
2. La représentation politique est complètement faussée par le
système électoral. Un exemple : en 2012 dans le Finistère le PS obtient 8
députés sur 8 (donc 100%) avec 38,9% des voix au 1er tour.
3. Le système électoral est fait pour conserver le bipartisme, donc
pour empêcher toute alternative (deux « équipes » alternent au
pouvoir en maintenant le cap du libéralisme).
4. La séparation des pouvoirs est bafouée par un régime
présidentiel qui donne un rôle dominant à l’exécutif. Le Parlement est devenu
une chambre d’enregistrement des décisions du gouvernement ou des
« directives » européennes.
Ce que le Front de
Gauche propose :
- Primauté de l’Assemblée Nationale sur l’exécutif
- Proportionnelle aux élections
- Référendum initié par un pourcentage conséquent de la population
- Droits sociaux
- Citoyenneté dans l’entreprise
- Le peuple doit reprendre le pouvoir
- Indépendance de la Justice à l’égard de l’exécutif
- Indépendance des médias à l’égard du pouvoir politique et des puissances d’argent
- Assemblée Constituante, indépendante des élus actuels, débouchant sur une nouvelle constitution soumise à référendum.
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