Notre monde marche à l'envers. L'être humain n'est plus au centre, c'est la finance ! Il est tout à fait possible d'inverser la tendance. Une alternative est nécessaire, et elle est possible. Reste à convaincre pour lutter contre le désespoir et la résignation. Faire partager des solutions. Tous ensemble faisons bouger les choses...
lundi 27 janvier 2014
samedi 18 janvier 2014
Alternative à gauche
Alternative à gauche
Remarque préalable : Il ne faut pas confondre alternative et alternance !
L'alternance nous avons connu. Quand une équipe au pouvoir est usée ou discréditée, on nous laisse en changer.
Mais cette nouvelle équipe, avec un autre style et un autre discours, continue en gros la même politique au profit des mêmes. Les capitalistes adorent l'alternance, (voir la Grande Bretagne, les Etats Unis...) elle donne aux gens une impression de changement, une impression de démocratie, mais elle ne remet pas en cause leur système. D'où l'intérêt pour eux de favoriser une bipolarisation qui ne laisse le choix qu'entre deux gestionnaires du même système et de plus, met dans la tête des citoyens qu'il n'y a pas d'autre solution, que toute alternative est vaine et utopique.
L'alternance nous avons connu. Quand une équipe au pouvoir est usée ou discréditée, on nous laisse en changer.
Mais cette nouvelle équipe, avec un autre style et un autre discours, continue en gros la même politique au profit des mêmes. Les capitalistes adorent l'alternance, (voir la Grande Bretagne, les Etats Unis...) elle donne aux gens une impression de changement, une impression de démocratie, mais elle ne remet pas en cause leur système. D'où l'intérêt pour eux de favoriser une bipolarisation qui ne laisse le choix qu'entre deux gestionnaires du même système et de plus, met dans la tête des citoyens qu'il n'y a pas d'autre solution, que toute alternative est vaine et utopique.
La crise actuelle est une crise du système.
Il ne s'agit en rien d'un épisode conjoncturel. Elle se superpose aux crises énergétique, alimentaire, écologique et financière. Leur simultanéité révèle des dysfonctionnements que le système capitaliste mondialisé ne peut qu'amplifier, incapable qu'il est de définir un autre cap que celui de la course folle aux profits. À vouloir ponctionner aux deux extrémités du système marchand ce dernier déséquilibre tout l'édifice. Ainsi pour ce qui concerne le pétrole, la logique purement financière pousse les compagnies pétrolières à garder intactes leurs marges faramineuses quand les prix à la production flambent. La même logique imposant depuis 20 ans une répartition des richesses toujours plus à l'avantage des profits au détriment des revenus du travail, de la spéculation au détriment de l’investissement. Au final c'est un consommateur disposant donc de moins de revenus qui doit payer plus cher son carburant, son alimentation, son logement, ses soins médicaux… Une causalité simple mais bien réelle qui implique que ce ne sont plus simplement les ouvriers, les employés, les salariés qui se sentent opprimés mais toutes celles et tous ceux qui se croyaient à l'abri et insérés dans la société.
Ce système n’est pas une fatalité, il est soutenu par nos dirigeants qui l’assument à tous les niveaux : national (accélération des « réformes », de la déréglementation, de la casse des acquis sociaux), européen (dogme libéral de la mise en concurrence et de l’orthodoxie budgétaire), et mondial (FMI, OMC).
Comment en sortir ?
Sous peine d'une catastrophe planétaire annoncée, il est plus que jamais urgent de construire une véritable alternative à un système devenu aussi malade que pyromane. Nous avons besoin de construire, d’unir et d’organiser une gauche enfin à gauche qui soit en phase avec les aspirations de la population.
Nous avons des propositions, en voici quelques unes :
* Établir d’une autre répartition des richesses. (donc remise en cause du libéralisme).
* Reconquérir et développer des services publics. (donc remise en cause du libéralisme).
Ce système n’est pas une fatalité, il est soutenu par nos dirigeants qui l’assument à tous les niveaux : national (accélération des « réformes », de la déréglementation, de la casse des acquis sociaux), européen (dogme libéral de la mise en concurrence et de l’orthodoxie budgétaire), et mondial (FMI, OMC).
Comment en sortir ?
Sous peine d'une catastrophe planétaire annoncée, il est plus que jamais urgent de construire une véritable alternative à un système devenu aussi malade que pyromane. Nous avons besoin de construire, d’unir et d’organiser une gauche enfin à gauche qui soit en phase avec les aspirations de la population.
Nous avons des propositions, en voici quelques unes :
* Établir d’une autre répartition des richesses. (donc remise en cause du libéralisme).
* Reconquérir et développer des services publics. (donc remise en cause du libéralisme).
* Initier un nouveau type de développement.
* Garantir un accès égal pour tous et toutes
* Garantir un accès égal pour tous et toutes
aux biens communs de l’humanité tout en garantissant leur préservation : l’eau, l’énergie, l’environnement. (par ex établir un pôle public de l’énergie, mettre fin à la privatisation de la distribution de l’eau))
au droit à l’emploi, à la retraite, à la santé, à l’éducation, à une information pluraliste.
au droit à l’emploi, à la retraite, à la santé, à l’éducation, à une information pluraliste.
* Dégager les moyens d’une alternative (taxation des transferts financiers, réforme de la fiscalité, contrôle des fonds publics).
* Assurer un renouveau démocratique.
* Refondre les institutions françaises (passage à une VIe république) avec
· .représentation pluraliste des citoyens avec non cumul des mandats et l’élection complète ou partielle des députés au scrutin proportionnel.
.réforme du Sénat.
· .renforcement des pouvoirs du Parlement, ce qui passe notamment par la suppression de l’élection du président de la république au suffrage universel.
* Construire une autre Europe dans un autre Monde.
L'ampleur de la crise actuelle soulève la question de la remise en cause du système monétaire et financier. "Remettre à l'endroit ce que le libéralisme fait fonctionner à l'envers" suivant la devise de la Fondation Copernic.
Il y a pour cela nécessité d'une action commune des forces anticapitalistes et antilibérales, c'est l'objectif de notre collectif.
Il ne faut pas sauver le système, mais le changer !
Cela ne se fera pas avec ceux qui le soutiennent et qui l'ont mis en place :
En France : Hollande, Sarkozy et les différents dirigeants depuis 30 ans.
En Europe : Ceux qui soutiennent la stratégie de Lisbonne (droite, centre, socialistes, verts).
Dans le monde : OMC et FMI.
* Assurer un renouveau démocratique.
* Refondre les institutions françaises (passage à une VIe république) avec
· .représentation pluraliste des citoyens avec non cumul des mandats et l’élection complète ou partielle des députés au scrutin proportionnel.
.réforme du Sénat.
· .renforcement des pouvoirs du Parlement, ce qui passe notamment par la suppression de l’élection du président de la république au suffrage universel.
* Construire une autre Europe dans un autre Monde.
L'ampleur de la crise actuelle soulève la question de la remise en cause du système monétaire et financier. "Remettre à l'endroit ce que le libéralisme fait fonctionner à l'envers" suivant la devise de la Fondation Copernic.
Il y a pour cela nécessité d'une action commune des forces anticapitalistes et antilibérales, c'est l'objectif de notre collectif.
Il ne faut pas sauver le système, mais le changer !
Cela ne se fera pas avec ceux qui le soutiennent et qui l'ont mis en place :
En France : Hollande, Sarkozy et les différents dirigeants depuis 30 ans.
En Europe : Ceux qui soutiennent la stratégie de Lisbonne (droite, centre, socialistes, verts).
Dans le monde : OMC et FMI.
D'où la nécessité absolue de construire à gauche une force d'alternative de progrès social, démocratique et écologique.
Une alternative ne sera possible qu’à deux conditions :
- une convergence des luttes sociales.
- un front commun des forces antilibérales qui doit devenir la véritable opposition.
- une convergence des luttes sociales.
- un front commun des forces antilibérales qui doit devenir la véritable opposition.
mardi 7 janvier 2014
Derrière les guerres en Afrique, la guerre économique
Le Sénégalais Amath Dansokho est une figure de la gauche africaine. Ministre d’État, l’ancien secrétaire général du Parti de l’indépendance et du travail, réputé pour son franc-parler, décrypte les engagements militaires français sur le continent.
Avec l’opération « Sangaris » en Centrafrique, la France est une nouvelle fois engagée militairement sur le continent. Comment jugez-vous cette posture de gendarme de l’Afrique ?
Amath Dansokho. Apparemment, c’est pour la bonne cause… Ces pays, le Mali, puis la Centrafrique, étaient confrontés à des situations catastrophiques. Il fallait une force pour enrayer le cycle des violences de masse. Dans ces circonstances, la France est apparue comme une force luttant contre des tortionnaires, des assassins de la pire espèce. Dans le cas du Mali, on voit mal quelle autre force organisée et puissante aurait pu arrêter l’avancée des djihadistes, des forcenés qui veulent imposer leur modèle de société par la mort et la violence. C’est ce qui explique le large soutien apporté à l’opération « Serval » au moment de son déclenchement. Pas seulement au Mali : tous les pays du Sahel étaient menacés. Nous remercions donc la France. Mais les choses ne s’arrêtent pas là. On le voit bien, aujourd’hui, les inquiétudes sont exprimées par le président malien lui-même. D’autres chefs d’État, que je connais bien, estiment eux aussi que le jeu de la France est trouble. Pourquoi protège-t-elle certains groupes armés dans le nord du Mali ? On a l’impression que se trame, là, la création d’un État croupion qui permettrait l’exploitation des immenses ressources minières, énergétiques de cette zone, au détriment du Mali. Il y aurait un pouvoir central formel mais, dans les faits, la réalité des relations économiques serait entre les mains de ces groupes armés qui négocieraient avec les puissances occidentales.
Ce serait très grave.
Dans le cas de la Centrafrique, la question des ressources naturelles entre-t-elle aussi en ligne de compte ?
Amath Dansokho. Le contexte, les modalités sont peut-être différents mais les enjeux restent les mêmes. Ce qui se joue là-bas, c’est un affrontement très violent impliquant des États de la région. Le conflit n’aurait probablement pas connu cette intensité si des acteurs comme la Chine, ou encore l’Afrique du Sud, ne s’étaient pas aventurés dans une zone considérée comme relevant du « pré carré » français. Certaines grandes puissances estiment que l’Afrique du Sud doit rester au Sud et se tenir éloignée des affaires du continent… Les mêmes jouent habilement la carte du Nigeria contre celle de l’Afrique du Sud, en faisant miroiter un siège africain permanent au Conseil de sécurité de l’ONU, pour tenter de contenir les prétentions de Pretoria. La Centrafrique est un pays immensément riche. Le régime soudanais a, surtout depuis la proclamation de l’indépendance du Soudan du Sud, des visées sur ce pays. Le président déchu, François Bozizé, a joué sur tous les tableaux. Il a conclu des accords avec Khartoum, comme il en a conclu avec les Chinois et les Sud-Africains. C’est avec cette toile de fond qu’il faut analyser la grave crise que traverse aujourd’hui la Centrafrique, ballottée par des puissances aux intérêts contradictoires. La Séléka s’est constituée avec des individus sans projet, sans la moindre maturité politique, ne connaissant que le langage des armes et facilement manipulables. Une fois le chaos installé, la France s’est proposée d’intervenir. Mais il ne faut jamais oublier que toutes ces guerres sur le continent africain, dont nous ne sommes que les acteurs apparents, dissimulent des enjeux économiques.
Comment expliquer que des États puissent s’effondrer comme
des châteaux de cartes ?
Amath Dansokho. Ce sont des États artificiels qui, en réalité, n’ont jamais eu d’armature politique et sociale forte. Ils ne sont pas nés d’un processus interne. Ce sont des puissances extérieures qui se sont partagé des sphères de domination, sans considération pour les peuples et l’histoire longue des territoires concernés. Les formes étatiques que nous connaissons sont typiquement issues de la colonisation, avec de vastes zones sous-administrées.
Au Sénégal, lorsque le clan Wade accaparait le pouvoir, le pays aurait pu, lui aussi, sombrer dans la violence. Cela ne s’est pas produit. Macky Sall doit au contraire son élection à un vaste mouvement citoyen. Comment jugez-vous les premiers pas de ce gouvernement ?
Amath Dansokho. Certains parlent « d’exception sénégalaise ». Je suis beaucoup plus prudent, nous ne sommes pas à l’abri de convulsions catastrophiques si nous ne faisons pas preuve de sagesse. Chez nous, l’alternance a été préparée longtemps à l’avance par des forces politiques mûres, enracinées. Il existe au Sénégal une culture, un patrimoine démocratique que nous avons mis à profit pour discuter, rapprocher les points de vue. À défaut de candidat unique, nous avons quand même élaboré un programme commun. C’est ce qui nous a permis de surmonter les difficultés. Il était hors de question d’engager le pays sur la voie de la guerre civile. Cela a été affirmé clairement. Les urnes ont parlé, Abdoulaye Wade, isolé, sans soutien dans l’armée, n’a pas eu d’autre choix que de se plier à ce verdict démocratique. Désormais, il nous faut rompre avec les pratiques du passé, poursuivre la lutte engagée contre la corruption, continuer d’instruire les dossiers des biens mal acquis. Mais cela ne suffira pas si l’on ne traite pas les problèmes auxquels sont confrontés les Sénégalais. La crise sociale continue de faire des ravages. Avec la religion universelle qu’est devenu le capitalisme, on a encouragé l’émergence d’oligarchies bâties sur le détournement des ressources publiques. Parallèlement, on a démantelé les services publics, plongé les populations dans la misère. Tous les équilibres ont été rompus, les États, eux, sont menacés de désintégration. C’est cela, le résultat des politiques libérales imposées par les bailleurs de fonds, FMI et Banque mondiale en tête.
Le Sénégal peut-il échapper
à la montée de l’islamisme ?
Amath Dansokho. La crise fait son œuvre et les gens sont révoltés par la conduite des puissances occidentales, par leur arrogance et leur négation des droits des êtres humains à la vie. C’est cela qui alimente cette révolte aux formes monstrueuses. Cela existe chez nous. Au Sénégal domine un islam confrérique. Mais les jeunes sont de plus en plus sensibles aux discours de prédicateurs islamistes.
samedi 7 décembre 2013
Mandela
Hommage unanime à Nelson Mandela. Unanimité bien hypocrite.. Certains n'avaient pas bougé lors de son emprisonnement - les communistes étaient alors presque seuls à manifester -. Certains ne condamnaient pas le système d'apartheid en Afrique du Sud, de même qu'ils cautionnent actuellement l'apartheid en Palestine.
Oui Mandela est un grand homme ! Oui il est un espoir pour l'humanité !
mardi 3 décembre 2013
Bonnets "rouges" en Bretagne...
Quelques liens intéressants sur l'opération "bonnets rouges"
- Philippe Euzen, Le Monde du 16/11/13 :
http://www.lemonde.fr/politique/article/2013/11/16/ces-patrons-a-l-origine-des-bonnets-rouges_3514915_823448.html- Produit en Bretagne : vaste supercherie :
http://www.monde-libertaire.fr/france/13029-%E2%80%88produit-en-bretagne%E2%80%88-une-vaste-supercherie
- Françoise Morvan : dérives autonomistes derrière les revendications
http://www.lemonde.fr/idees/article/2013/11/13/bretagne-des-derives-autonomistes-derriere-les-revendications-sociales_3513215_3232.html
http://www.comite-valmy.org/spip.php?article4073
- Fondation Copernic : de l'ecotaxe aux "bonnets rouges"
http://www.fondation-copernic.org/spip.php?article1016- Françoise Morvan : dérives autonomistes derrière les revendications
http://www.lemonde.fr/idees/article/2013/11/13/bretagne-des-derives-autonomistes-derriere-les-revendications-sociales_3513215_3232.html
http://www.comite-valmy.org/spip.php?article4073
- Fondation Copernic : de l'ecotaxe aux "bonnets rouges"
- Non à la manipulation de l'histoire, par trois historiens :
http://www.letelegramme.fr/ig/generales/regions/bretagne/bonnets-rouges-non-a-la-manipulation-de-l-histoire-22-11-2013-2311167.php
- Jean-Vincent Koster : malaise Breizh
http://www.lafauteadiderot.net/Malaise-Breizh
- voir aussi le livre de Clarisse Lucas, journaliste "Le lobby breton", extraits :
http://www.lefigaro.fr/lefigaromagazine/2011/06/10/01006-20110610ARTFIG00794-ces-bretons-qui-font-bouger-la-france.php
- et pour ceux qui ne seraient pas convaincus du caractère poujadiste de l'opération voici le n°1 de leur revue "Bonnet rouge"... édifiant télécharger en pdf
samedi 23 novembre 2013
Démocratie
Démocratie
« Démocratie » C'est le mot qu'aiment prononcer avec délectation nos dirigeants occidentaux. Car évidemment " la " démocratie c'est la nôtre et il faudrait imposer partout notre modèle. Pas si simple… Bien sûr ne nous plaignons pas trop, la planète regorge de régimes dictatoriaux et de dirigeants fantoches (parfois d'ailleurs mis en place ou soutenus par les services secrets de nos démocraties). Mais avons nous pour autant atteint la perfection ?
Suffit-il d'avoir le droit de vote pour être en démocratie ?
Démocratie : " gouvernement du peuple par lui-même " d'après mon dictionnaire.
La bêtise d'un " non démocrate " est de ne pas demander l'avis du peuple.
L'intelligence de la " Démocratie Bourgeoise " est de demander régulièrement l'avis des électeurs mais de s'arranger pour qu'ils n'aient pas véritablement le choix.
C'est l'invention de l'alternance avec les modèles des Etats Unis et de la Grande Bretagne. Le rêve des capitalistes (pardon, maintenant on les appelle libéraux) c'est de créer, avec l'appui actif des grands moyens de communication à leur service (plus ou moins consciemment) deux grands partis s'opposant à chaque élection mais faisant globalement la même politique (celle recommandée par le FMI, la Commission européenne). Ces deux grands partis (Démocrates/Républicains aux USA, Travaillistes/Conservateurs au RU, d'autres noms ailleurs...) doivent s'opposer par les discours, les méthodes, les hommes, de façon à créer l'illusion d'un changement possible.
De fait l'alternance fonctionne assez bien : Les gens sont mécontents du parti A en place, donc votent pour le parti B. Ensuite ils sont mécontents du parti B en place (car il fait la même chose même si la manière est un peu différente) donc ils votent pour le parti A qui revient aux commandes, etc.
Les financiers sont tranquilles, le FMI tire les ficelles. Ne sommes nous pas en France rentrés dans ce système ? Les médias font leur boulot. Les lois, les systèmes électoraux, défavorisent les partis " différents ".
Nous y allons tout droit. Alors, beaucoup sont déçus, ont l'impression d'être piégés, et certains ne vont même plus voter (ce qui n'est pas la solution car cela permet au système de durer plus facilement). De plus en plus d'abstentions, une " impression " que rien ne peut changer. Est ce cela une bonne démocratie ?
« Démocratie » C'est le mot qu'aiment prononcer avec délectation nos dirigeants occidentaux. Car évidemment " la " démocratie c'est la nôtre et il faudrait imposer partout notre modèle. Pas si simple… Bien sûr ne nous plaignons pas trop, la planète regorge de régimes dictatoriaux et de dirigeants fantoches (parfois d'ailleurs mis en place ou soutenus par les services secrets de nos démocraties). Mais avons nous pour autant atteint la perfection ?
Suffit-il d'avoir le droit de vote pour être en démocratie ?
Démocratie : " gouvernement du peuple par lui-même " d'après mon dictionnaire.
La bêtise d'un " non démocrate " est de ne pas demander l'avis du peuple.
L'intelligence de la " Démocratie Bourgeoise " est de demander régulièrement l'avis des électeurs mais de s'arranger pour qu'ils n'aient pas véritablement le choix.
C'est l'invention de l'alternance avec les modèles des Etats Unis et de la Grande Bretagne. Le rêve des capitalistes (pardon, maintenant on les appelle libéraux) c'est de créer, avec l'appui actif des grands moyens de communication à leur service (plus ou moins consciemment) deux grands partis s'opposant à chaque élection mais faisant globalement la même politique (celle recommandée par le FMI, la Commission européenne). Ces deux grands partis (Démocrates/Républicains aux USA, Travaillistes/Conservateurs au RU, d'autres noms ailleurs...) doivent s'opposer par les discours, les méthodes, les hommes, de façon à créer l'illusion d'un changement possible.
De fait l'alternance fonctionne assez bien : Les gens sont mécontents du parti A en place, donc votent pour le parti B. Ensuite ils sont mécontents du parti B en place (car il fait la même chose même si la manière est un peu différente) donc ils votent pour le parti A qui revient aux commandes, etc.
Les financiers sont tranquilles, le FMI tire les ficelles. Ne sommes nous pas en France rentrés dans ce système ? Les médias font leur boulot. Les lois, les systèmes électoraux, défavorisent les partis " différents ".
Nous y allons tout droit. Alors, beaucoup sont déçus, ont l'impression d'être piégés, et certains ne vont même plus voter (ce qui n'est pas la solution car cela permet au système de durer plus facilement). De plus en plus d'abstentions, une " impression " que rien ne peut changer. Est ce cela une bonne démocratie ?
mercredi 20 novembre 2013
Grand marché transatlantique - danger !
Le 17 juin dernier, l'Union européenne et les Etats-Unis ont officialisé la négociation - déjà bien avancée ! - d'un accord bilatéral de libre-échange : le "Partenariat Transatlantique pour le Commerce et l'Investissement"
Un collectif "Stop Tafta - le grand marché ttransatlantique ne passera pas ! " a été créé le 15 octobre 2013
Un collectif "Stop Tafta - le grand marché ttransatlantique ne passera pas ! " a été créé le 15 octobre 2013
à l'initiative de Attac, Aitec, FSU, CGT, Confédération paysanne, Gauche Anticapitaliste, Parti de Gauche, Solidaires, Solidaires Douanes, Parti Pirate, jeunes écolo, Réelle Démocratie Maintenant, Faucheurs volontaires, Les Amis de la terre, Mouvement de la Paix, Economistes atterrés, EE les verts, Les Engraineurs, Fondation Copernic.
jeudi 7 novembre 2013
Brèves
Le président de la République lors de sa conférence de presse de Janvier 2014 a annoncé pour le patronat la fin des cotisations sociales famille. une manière d'enterrer le modèle social issu du Conseil National de la Résistance.
Partage des richesses :
Les richesses du monde sont divisées en deux : près de la moitié est entre les mains des 1% les plus riches, tandis que 99% de la population mondiale se partagent l'autre moitié. (L'ONG Oxfam, dans son rapport «En finir avec les inégalités extrêmes».Janv 2014)
Ecotaxe, Ecomouv, Eco..ruption ,
Ce que personne n'a dit : en février 2013 une sénatrice communiste avait alerté le gouvernement sur le caractère plus que douteux du contrat entre l'Etat et la firme Ecomouv. Mais les médias n'ont pas relayé et le gouvernement n'a pas bougé.Bonnets rouges :
L'entreprise Armor Lux de Quimper a inondé la manifestation du 2 novembre de bonnets rouges vendus 5€ (mais donnés à la FNSEA). On a même vu des élus UMP arborant le bonnet rouge. Or 10 000 de ces bonnets venaient d'être importés d'Ecosse ! Pas mal pour la défense de l'emploi en Bretagne.Les USA espionnent :
lundi 28 octobre 2013
Pourquoi faut-il passer à une VIe République ?
Arguments pour une 6e République
La
République française est une des rares démocraties où le chef de l’Etat
concentre autant de pouvoirs.
Créée
en 1958, renforcée en 1962 par l’instauration de l’élection du président au
suffrage universel direct, cette « monarchie républicaine » a été
imaginée sur mesure pour un homme « providentiel », le général de
Gaulle.
Avant
1958 le président de la République était élu par les députés et sénateurs
L’aberrant
système actuel d’élection du président impose un choix entre deux personnes,
renforçant le bipartisme cher aux libéraux, alors que le débat devrait porter
sur des orientations politiques diverses.
Ce système avait été
imaginé pour s’affranchir du Parlement réduit à un rôle d’enregistrement et
pour élire une personne
sans contre pouvoir.
Le
candidat à cette élection présidentielle mène une bataille de communication
hyper personnalisée en avançant des promesses qu’il ne sera absolument pas
obligé de tenir, aucun recours ni sanction n’étant prévus.
L’inversion
du calendrier électoral en 2000, voulue par le socialiste Jospin, renforce
encore ce présidentialisme en marginalisant l’élection des députés qui est
reportée après l’élection présidentielle et en devient ainsi une simple
conséquence.
On
met donc ainsi en place un régime personnel avec un « monarque
républicain », chef de l’exécutif, habilité à nommer des personnalités à
des postes importants, d’où la création d’une « cour » dans son
entourage. Il y a affaiblissement du rôle du premier ministre et le parti
majoritaire n’a plus pour rôle que de se mettre au service du Président.
En
1964 François Mitterrand qualifiait ce système de « Coup d’état permanent » !
Lors
de la campagne présidentielle les deux candidats préchoisis par le système (les
deux « favoris officiels ») sont mis en avant ainsi que leurs deux
« équipes » et les autres partis sont complètement marginalisés.
Les institutions de la
Ve République relèvent
d’un archaïsme. En 1958 la situation était très différente, elle a beaucoup
évolué, la France est un autre pays, or les institutions n’ont pas bougé.
Il
y a une insuffisance démocratique, un malaise démocratique : la soumission
au présidentialisme, le cumul des mandats, le sentiment d’impuissance créent un
mécontentement qui se traduit par une abstention massive, un rejet multiforme.
Une
solution : la Démocratie !
Ce qui ne fonctionne
pas avec la 5e
1. L’avis du peuple ne sert à rien. Ex 29 mai 2005 le NON triomphe
au référendum sur le TCE (Traité Constitutionnel Européen). Le traité est
adopté quand même, imposé par le gouvernement.
2. La représentation politique est complètement faussée par le
système électoral. Un exemple : en 2012 dans le Finistère le PS obtient 8
députés sur 8 (donc 100%) avec 38,9% des voix au 1er tour.
3. Le système électoral est fait pour conserver le bipartisme, donc
pour empêcher toute alternative (deux « équipes » alternent au
pouvoir en maintenant le cap du libéralisme).
4. La séparation des pouvoirs est bafouée par un régime
présidentiel qui donne un rôle dominant à l’exécutif. Le Parlement est devenu
une chambre d’enregistrement des décisions du gouvernement ou des
« directives » européennes.
Ce que le Front de
Gauche propose :
- Primauté de l’Assemblée Nationale sur l’exécutif
- Proportionnelle aux élections
- Référendum initié par un pourcentage conséquent de la population
- Droits sociaux
- Citoyenneté dans l’entreprise
- Le peuple doit reprendre le pouvoir
- Indépendance de la Justice à l’égard de l’exécutif
- Indépendance des médias à l’égard du pouvoir politique et des puissances d’argent
- Assemblée Constituante, indépendante des élus actuels, débouchant sur une nouvelle constitution soumise à référendum.
samedi 19 octobre 2013
L'austérité imposée aux peuples est un scandale.
L'austérité n'est pas la solution, l'austérité c'est le problème.
L'austérité aggrave la crise. Les politiques d'austérité menées par les gouvernements européens sont des aberrations qui conduisent à l'échec (Grèce, Espagne, Portugal, etc.). Elles ne font qu'aggraver la situation économique et sociale. Elles entraînent automatiquement récession, chômage, précarité, aggravation des différences sociales.Nos propositions pour changer d'orientation :
- Une réforme fiscale et bancaire pour dégager les moyens financiers pour l'emploi et investir.
- Le relèvement des salaires et de nouveaux droits pour protéger les salariés des licenciements.
- La transition écologique par un développement économique et social créateur d'emplois.
- Un desserrement immédiat des "contraintes" des traités d'austérité pour changer l'Europe
vendredi 18 octobre 2013
mardi 15 octobre 2013
Réforme des retraites : les jeunes vont trinquer ! Tract du collectif de Quimper Octobre 2013
Ensemble,
défendons nos retraites !
Pas
un trimestre de plus, pas un euro de moins !
Non à cette contre-réforme des retraites !
La gueule de bois pour les JEUNES !
43 ans de cotisation, CDD, chômage… retraite incomplète demain…
La gueule de bois pour les JEUNES !
43 ans de cotisation, CDD, chômage… retraite incomplète demain…
Alors on s'interroge...
Pourquoi entre 18 et 25 ans, les jeunes n’ont-ils toujours
pas de droits sociaux ? A part quelques
petites avancées pour les apprentis qui pourront valider des trimestres, les
étudiants pourront racheter 4 trimestres d’étude à un prix de rachat qui reste
à déterminer. Les années de stage et de recherche du premier emploi ne sont
toujours pas prises en compte.
Pourquoi, les périodes d’inactivité forcée pour les
jeunes ne sont toujours pas prises en compte (stage, périodes de chômage pour ceux qui n’ont pas commencé à cotiser) ?
Les
politiques actuelles ne protègent pas la jeunesse. Loin d’être protégées par la
réforme, les nouvelles générations sont sacrifiées.
Les causes du déficit des retraites sont connues...
Le chômage : 5 millions de personnes sans travail, dont près de 800.000 jeunes de
moins de 25 ans, qui ne cotisent pas pour le financement des retraites.
Les
exonérations sociales patronales : 30 milliards € chaque année.
Les
crédits d’impôt aux entreprises : 20 milliards €, sans contrepartie, soit près
de la moitié de ce que rapporte chaque année l’impôt sur les sociétés.
La
hausse considérable des dividendes aux dépens des salaires, de la protection sociale et des investissements, due au transfert
des revenus du travail vers les revenus du capital. Ces 30 dernières
années, la part de la valeur ajoutée revenant au capital est passée de 39,1 milliards
€ à 298,9 milliards ; dans le même temps, les seuls dividendes vers les
actionnaires sont passés de 5% de la valeur ajoutée à 22,4% (INSEE 2012).
La nouvelle réforme de la retraite a été faite parce qu’il
manquerait 20 milliards € en 2020... et on voudrait nous faire croire que la
cause principale est l’augmentation de l’espérance de vie !... La véritable raison est de satisfaire et de
rassurer les marchés financiers et de répondre aux exigences d’austérité de la Commission
Européenne et du FMI. N’oublions pas que l’UE et la BCE ont demandé à la France
de réduire son déficit public en contrepartie de la mise en œuvre de réformes
structurelles, dont celle des retraites.
Il n’est pas acceptable de
vouloir faire travailler
plus longtemps les jeunes générations !
plus longtemps les jeunes générations !
Pour les jeunes, l’allongement
de la durée de cotisation à 43 annuités, signifie être au chômage aujourd’hui, car
les actifs resteront plus longtemps dans leur emploi, et la certitude de
toucher une retraite incomplète demain. Pour les femmes, cette situation sera
encore plus insupportable, car elles sont plus nombreuses au chômage et leurs
carrières sont en général plus courtes.
Les retraites, c’est avant tout une répartition
des richesses et du travail !
des richesses et du travail !
On veut détourner les
jeunes du système solidaire de retraites par répartition au profit d'un système
d'assurances privées, par capitalisation...
> C'est injuste
> C’est moins
efficace que le système solidaire
> C’est un système très vulnérable en cas de
nouvelle crise financière, car soumis à la finance internationale
> C’est une solution
individualiste, petit bras, qui parie sur le renoncement à imaginer une vie
meilleure.
Alors quoi
faire ?
Ø
Valider les années d’études, ainsi que les périodes
de précarité subies
Ø
Imposer le CDI comme la norme pour tous
Ø
Travailler moins
longtemps pour créer des emplois et assurer une vie meilleure
Ø
Répartir différemment la richesse produite en
augmentant les salaires (la part de la valeur ajoutée accaparée par le capital
le permet)
Ø
Lutter contre les inégalités salariales
Ø Suppression de toute exonération
de cotisations sociales, celle-ci n’ayant créé aucun emploi
La cotisation sociale doit
être le seul mode de financement de la protection sociale. Nous devons refuser
tout financement basé sur la fiscalité qui légitime le profit et qui écarte les
assurés sociaux de la gestion de la Sécurité Sociale !
Alors, je râle seul dans mon coin, je me dis que la retraite c’est foutu
pour ma génération… ou je me dis qu’on doit y arriver et que c’est ensemble
qu’on est plus fort ?
Relevons la tête !
Prenons conscience de notre force collective ici et tout de suite !
Prenons conscience de notre force collective ici et tout de suite !
Battons-nous pour un
monde différent !
La retraite à 60 ans
avec 37,5 années de cotisations, pour un taux plein à 75 %...
A vous d’agir, vous avez notre soutien
Retraites : c'est reparti. Ayrault après Fillon
Retraites : Hollande veut terminer la réforme Fillon !
Voilà qui est plaisant à entendre sur les ondes de la Radio Publique, tant la propagande néo-libérale y est souvent parallèlement très présente...
Je vous recommande la bonne chronique d'Hubert Huertas le vendredi 14 juin 2013 sur France Culture à 7h30: "Retraites: à dada sur l'équité"
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