vendredi 21 novembre 2014

Les ânes ont soif

Voilà comment les médias traitent un président démocratiquement élu (l'Equatorien CORREA) quand il n'est pas à la solde de l'impérialisme.
> Une vidéo de 43 minutes réalisée par Pierre Carles 
> Au tableau d'honneur (ou plutôt d'horreur) des chiens de garde, une mention particulière pour Yvan LEVAÏ.
>  
 https://www.youtube.com/watch?v=wJmt4gKC-T0

et l'article du Monde Diplomatique de déc 2013 auquel on fait allusion dans le film
http://www.monde-diplomatique.fr/2013/12/CORREA/49902

mercredi 19 novembre 2014

La France blessée par l'austérité.


Chiffres de l'INSEE -
 Reportage dans l'Humanité du 19 nov 14.

Manuel d'histoire critique


Manuel d'histoire critique,
édité par Le Monde Diplomatique, 11,95 €


un excellent livre indispensable à tout lycéen (et à ses parents) pour remettre les choses en place par rapport aux livres d'histoire officiels.

http://boutique.monde-diplomatique.fr/boutique/hors-series/manuel-d-histoire-critique.html

vendredi 7 novembre 2014

Le président sur TF1 ---> suspense

Suspense... Ce sera Pierre ou ce sera Jean-Luc ?

A mi-mandat François Hollande vient tirer un bilan sur TF1/Bouygues. Sa politique d'austérité est un échec complet et il mène notre pays dans le mur. Le chômage augmente, les pauvres sont de plus en plus pauvres et les riches de plus en plus riches. Le coût du capital devient insupportable.
Certainement conscient de son échec, je m'attendais à une décision logique : "je dois donc changer de cap, gouverner à gauche, faire du social... en conséquence je choisis un 1er ministre capable d'assumer cette politique".
J'ai donc passé ma soirée dans un suspense insupportable, ce sera Jean-Luc Mélenchon ou bien Pierre Laurent ?
Incroyable, il a oublié de le dire !

Le président sur TF1, sommes nous en monarchie ?

En réponse à un journaliste qui mettait en doute ses capacités à gouverner, François Hollande sur TF1-Bouygues le 6 novembre à mi-mandat a affirmé :
"Manuel Valls applique la politique que j'ai moi-même fixée pour la nation"…"C'est le Président de la République qui fixe la ligne directrice"….."Toutes les réformes je les ai décidées moi-même."
C'est bien là le problème, nous avons un système où une personne décide seule, y compris en contradiction avec ses promesses.
Il est grand temps de passer à une VIe république qui serait démocratique ! 

mercredi 29 octobre 2014

3 millions d'enfants sous le seuil de pauvreté, c'est en France.

A la Une de Ouest France le 29 octobre : "En France, la crise touche les enfants"

Il y est dit : "Le dernier rapport de l'UNICEF montre les effets dévastateurs de la grande récession de 2008 pour les jeunes, en particulier dans notre pays"
D'après ce rapport le nombre d'enfants vivant sous le seuil de pauvreté est passé de 15,6% en 2008, ce qui est déjà énorme, à 18,6% en 2012 (3 millions d'enfants !).
-         ressources trop faibles pour les familles.
-         Privations, logements petits et inadaptés, image de soi dégradée, etc.

Remarquez le titre : "la crise touche les enfants"
C'est "la crise", ce monstre anonyme bien pratique pour camoufler les responsabilités.
NON, ce n'est pas la fatalité (baptisée crise ici), il y a des responsables, des coupables !
Ce sont les différents gouvernements libéraux, de droite ou socialistes, qui ont imposé l'austérité, qui servent ce capitalisme/libéralisme répartissant les richesses de façon scandaleuse.
La misère des enfants est un fait honteux et les responsables ne méritent pas notre respect.

mercredi 22 octobre 2014

Le gouvernement Valls poursuit la grande braderie des biens publics.

Remplir les caisses sans toucher aux cadeaux au grand patronat : tel est le pari imposé à la France par le gouvernement.
Un véritable scénario de jeu de Monopoly qui passe par la case "libéralisation" au cours duquel le pouvoir brade aux financiers tout ou partie des biens qui nous appartiennent et qui ont été payés par les contribuables, par nous.
Après France Telecom/Orange, EADS, Aéroports de Paris, Safran, Renault, Thalès, le Rail, Airbus, GDF ce seront les barrages hydroélectriques, Rungis, La Française des jeux (très rentable), etc…

C'est l'inverse qu'il faut faire, renationaliser les autoroutes, tout le secteur de l'énergie. Il faut stopper cette fuite en avant suicidaire.

Qui dirige cette Europe ?

La nouvelle Commission européenne reste dans la ligne de la précédente, c'est-à-dire au service exclusif du monde de la finance. Quelques exemples ;
-         Le président de la Commission, Jean-Claude Juncker, est l'ancien premier ministre du paradis fiscal luxembourgeois.
-         L'espagnol Miguel Arias Cañete, un pétrolier…. Bientôt chargé du climat et de l'énergie.
-         Jonathan Hill, un lobbyiste de la City, nommé à la "stabilité financière".
-         Le hongrois Tibor Navracsis, ancien ministre de l'autoritaire et liberticide Victor Orban, est pressenti pour être commissaire à la culture !
Et ce sont eux qui auront à décider pour nous, y compris des orientations de la France. Pas réjouissant !
Mais les nominations des commissaires européens se font avec l'aval des dirigeants des Etats, donc notre gouvernement n'a pas à se dédouaner derrière cette commission antidémocratique et caricaturale.

mardi 14 octobre 2014

Evo Morales, son socialisme reconnu efficace

Pour la troisième fois, la Bolivie choisit Evo Morales dès le premier tour.
La majorité des six millions d'électeurs se sont montrés reconnaissants envers cet ancien berger de lamas qui a su amener la Bolivie à une stabilité politique et économique sans précédent.
 « Aujourd'hui nous sommes dignes. Plus jamais nous ne serons mendiants, ni humiliés », aime-t-il à répéter après neuf ans à la tête de ce pays. 
Le dirigeant de gauche a dédié cette victoire électorale à ceux qui « luttent contre l'impérialisme », notamment « à Fidel Castro et à Hugo Chavez ».« Merci pour ce nouveau triomphe du peuple bolivien », a-t-il lancé depuis le balcon du palais présidentiel.Les jeunes ont participé à la victoire à l’élection présidentielle de dimanche d’Evo Morales, qui signe le succès des bouleversements sociaux à l’oeuvre.C’est un profond sentiment de libération de nos peuples hier encore soumis à l’impérialisme et au capitalisme. C’est le triomphe de l’anticapitalisme et de l’anti-impérialisme », a déclaré le chef de l’État.La campagne avait opposé deux projets de société. « Les privatisations », d’un côté, défendues par l’arrière-garde de droite, et « les nationalisations des hydrocarbures », entreprises sous les précédents mandats du président et qui ont constitué le levier de financement des politiques sociales, réduisant ainsi l’extrême pauvreté (38 %, contre 18 %). « Ce sont les nationalisations qui ont gagné », s’est réjoui Evo Morales. De ce fait, depuis son accession au pouvoir, en 2006, le MAS « a enregistré sept triomphes électoraux, dont quatre à plus de 60 % », a-t-il rappelé. Avec son exécutif, ils auront les coudées franches pour accélérer les transformations nécessaires afin d’extirper la Bolivie de son rang de pays appauvri. Et ce d’autant plus que la fronde droitière, voire raciste, de l’est du pays, impulsée par l’oligarchie latifundiste, à l’origine de référendums sécessionnistes il y a quelques années, s’est finalement rangée derrière « la révolution démocratique et culturelle ».

vendredi 26 septembre 2014

L'impasse de la guerre

24 septembre 2014, le Parlement est "informé" que notre pays rentre une fois de plus en guerre !
L’histoire retiendra aussi de ce bien triste jour que le Parlement aura été privé du droit de se prononcer sur l’engagement de la France dans une nouvelle guerre sans l'aval de l'ONU. Pourtant, le monde vit des heures graves et périlleuses, tout particulièrement aux portes de l’Europe. Le mot guerre est aujourd’hui revendiqué, répété presque avec une sorte de gourmandise par ses promoteurs. La guerre est banalisée, elle est devenue une méthode comme une autre, peut-être même la première à laquelle on pense, surtout quand les résultats de la politique intérieure ne donnent guère à l’exécutif des raisons de plastronner.
Par leurs interventions militaires successives et le non règlement équitable des crises, les États-Unis et leurs alliés occidentaux ont créé des monstres, qu’ils prétendent aujourd’hui vouloir réduire en usant des mêmes méthodes que celles qui les ont engendrés. On connaît déjà hélas le résultat.

lundi 15 septembre 2014

Quel sens cela a-t-il d'être de gauche aujourd'hui ?



Table ronde parue dans l'"Humanité des Débats" vendredi 12 sept 2014.

avec Alain Badiou, philosophe
Christian Laval, sociologue
Monique Pinçon-Charlot, sociologue

un débat incontournable en ce moment.   

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Sur le même sujet, un article de
Frédéric Lordon, économiste,
dans Le Monde Diplomatique
de septembre 2014

mercredi 10 septembre 2014

Exigeons la dissolution de l’Otan !


Une organisation qui est le bras armé de l’économie de marché

Roland Weyl Avocat et vice-président de l’Association internationale des juristes démocrates
(article dans l'Humanité du 10 septembre 2014)
La tenue du sommet de l’Otan a été l’occasion d’en exiger la dissolution, au motif que cette Organisation du traité de l’Atlantique Nord a perdu sa légitimité depuis la dissolution du pacte de Varsovie et est devenue le bras armé d’une volonté de domination d’intérêts économiques. Or cette dissolution s’impose d’autant plus qu’en réalité, l’Otan a toujours été ce bras armé et n’a jamais eu de légitimité. En effet, elle a été fondée en 1949, non pas pour répondre au pacte de Varsovie, qui n’a été créé qu’en 1955, mais en réponse au fait qu’en 1948, la Tchécoslovaquie, refusant l’application du plan Marshall de domination économique américaine, était passée du côté soviétique, et qu’il fallait empêcher que cela ne se reproduise ailleurs.
Tout le sens en est donné par l’article 2 qui écrit : « En renforçant leurs libres institutions, en assurant une meilleure compréhension des principes sur lesquels ces institutions sont fondées, en développant les conditions propres à assurer la stabilité (...) elles s’efforceront d’éliminer toute opp o s i t ion dans leurs politiques économiques. » En clair, empêcher les bouleversements sociaux et garantir les principes du libéralisme et de l’économie de marché.
L’Otan fait d’ailleurs partie d’un dispositif mondial, dans le cadre duquel, en 1953, pour « légaliser » leurs interventions en les faisant entrer dans la légitime défense admise par la charte des Nations unies, les États-Unis feront adopter, par la conférence de l’Union des États américains, une résolution imaginant la notion d’agression interne du communisme international, au nom de laquelle ils allaient intervenir au Guatemala pour renverser le gouvernement Arbenz, qui avait nationalisé l’United Fruit (...).
Or, l’Otan n’est pas seulement illégitime, mais contraire au droit international. En effet, si la charte admet les organisations régionales, l’Atlantique Nord n’a jamais été une région, et la plupart des pays membres n’en sont pas riverains, mais surtout, étant un groupe d’États organisés pour des interventions militaires, elle viole l’interdiction par l’article 2.4 de la charte du recours à la force ou à la menace de la force, qui ne peuvent relever que du Conseil de sécurité et seulement pour le maintien ou le rétablissement de la paix. Elle doit donc être considérée simplement comme le serait dans un pays un groupe armé faisant sa propre police. C’est dire combien sa dissolution s’impose !

mardi 26 août 2014

Changer la constitution, urgence.

Crise du régime, fin de course d'une Ve république à bout de souffle ?
Un président se fait élire sur des promesses. Il n'en tient aucun compte et décide tout seul.
Il choisit seul son 1er ministre, son valet zélé, qui lui vire tous les ministres pas tout à fait dans la ligne du chef...
Une assemblée nationale de moins en moins consultée. Juste suffisamment de députés godillots élus dans la foulée de la présidentielle pour cautionner les directives européennes et les injonctions présidentielles.
Bientôt 70% d'abstention si cela continue...
Avec ce système rien à espérer pour 2017.
Alternance ou pas, le Medef et l'ultralibéralisme tiennent les rênes.
Il faut impérativement changer la constitution !